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FilmSur Howard Hughes Avec Leonardo Dicaprio; Film De Martin Scorsese Sur Howard Hughes; Film De Martin Scorsese Sorti En 2004; ModÚle De Lunettes De Soleil De Ray Ban; Inscription gratuite. Tu y es presque! Suis les indications dans le mail que nous t'avons envoyé pour confirmer ton adresse. Crée ton Profil et rejoins notre communauté. Continuez Inscris-toi. Je
Documentairesur Howard Hughes de History Channel Une soirĂ©e avec Leonardo DiCaprio et Alan Alda (28min06s) Aviator - Ădition super collector (BoĂźte spĂ©cifique. Prix de vente indicatif299,121,570 stock photos, 360° panoramic images, vectors and videosEnterpriseLightboxesCartSearch for imagesSearch for stock images, vectors and videosCaptions are provided by our detailsFile size MB KB Compressed downloadDimensions2788 x 1825 px x cm x inches 300dpiDate taken15 November 2010More informationThis image could have imperfections as itâs either historical or stock photos by tags
HOWARD ROBARD HUGHES JR. 24 dĂ©cembre 1905, Houston Texas â 2 avril 1976, Acapulco, son pĂšre, Howard Robard Hughes, 36 ans, a exercĂ© briĂšvement et mĂ©diocrement comme avocat, avant dâenchaĂźner une sĂ©rie de boulots occasionnels tĂ©lĂ©graphiste dans lâIowa, reporter dans le Colorado, mineur dans lâOklahoma et le Missouri. Sa mĂšre, Allene Gano, a Ă©tĂ© lâun des partis les plus convoitĂ©s du Texas. Fille dâun juge de Dallas, petite-fille dâun illustre gĂ©nĂ©ral sudiste, cette jeune et riche hĂ©ritiĂšre a optĂ© pour un mariage dâamour dont elle sera mal rĂ©compensĂ©e. Une invention miracle En 1901, la dĂ©couverte des gisements pĂ©trolifĂšres texans a transformĂ© Houston en ville-champignon et poussĂ© Hughes Senior Ă se faire prospecteur avec des succĂšs variables. Peu aprĂšs la naissance de son fils, Hughes conçoit et rĂ©alise une perceuse rĂ©volutionnaire, la premiĂšre capable de forer la couche de granit qui recouvre les champs pĂ©trolifĂšres dâune large portion de la Louisiane et du Texas. Lâinvention, testĂ©e en 1909 connaĂźt un Ă©clatant succĂšs en lâespace de 10 ans le fameux "Hughes rollerbit" sera employĂ© dans 75% des puits du monde. Mieux, Hughes oblige les industriels Ă lui louer son invention 30 000 $ par puits "du pur brigandage, mais gĂ©nial", dira le patron de la Standard Oil. En 1910, les profits de la sociĂ©tĂ© Hughes atteignent 500 000 $. La famille intĂšgre la haute sociĂ©tĂ© des quartiers sud de Houston. En 1915, aprĂšs la mort de son associĂ© Walter Sharp, Hughes Senior devient lâunique propriĂ©taire de sa sociĂ©tĂ©, rebaptisĂ©e Hughes Tool Company. La famille Hughes devient la plus riche de lâhistoire du Texas. Howard Hughes Sr. Un enfant surprotĂ©gĂ© DĂ©laissĂ©e par son mari, buveur, fĂȘtard et coureur notoire, Allene reporte toute son affection sur Howard quâelle couve jalousement. Une relation Ă©troite et oppressante se dĂ©veloppe entre eux. SâinquiĂ©tant en permanence pour la santĂ© et lâhygiĂšne dâHoward, Allene lâexamine chaque matin, vĂ©rifie minutieusement ses dents, ses oreilles, ses parties, ses dĂ©jections et le lave des pieds Ă la tĂȘte avec un savon dĂ©capant. ChoyĂ©, transformĂ© malgrĂ© lui en Petit Lord Fauntleroy timide et renfermĂ©, Hughes est la cible des railleries de ses camarades. Hypocondriaque, sujet Ă dâĂ©tranges maladies psychosomatiques, il vit en symbiose Ă©troite avec cette mĂšre phobique et hystĂ©rique qui lui communique trĂšs tĂŽt une peur panique et durable des germes. Un inventeur prĂ©coce En contrepartie, Howard hĂ©rite des talents dâinventeur de son pĂšre. PassionnĂ© de mĂ©canique, il fabrique la premiĂšre radio sans fil de Houston pour communiquer avec les navires croisant dans le Golfe du Mexique. RĂ©fugiĂ© durant de longues heures dans un petit atelier, il invente une bicyclette motorisĂ©e, un interphone, sâamuse Ă dĂ©monter et remonter par ses propres moyens la luxueuse Stutz Bearcat que lui a payĂ©e son pĂšre. Ce dernier tente de lâarracher Ă sa mĂšre en lâenvoyant Ă la Fessenden Academy de Boston. Howard y reste un an avant de sâinscrire Ă la Thacher School, prĂšs de Santa Barbara. Le 29 mars 1922, Allene meurt des suites dâune intervention chirurgicale. Un "Ă©tudiant" hors normes Hughes, ayant retirĂ© son fils de lâĂ©cole Thacher, soudoie le California Institute of Technology pour y inscrire Howard. Lâemploi du temps de ce jeune homme gĂątĂ© sâĂ©tablit ainsi Ă©tudes le matin, tennis Ă midi, golf en dĂ©but dâaprĂšs-midi, et cinĂ©ma le reste de la journĂ©e. Amoureux du septiĂšme art, Howard frĂ©quente les plateaux de son oncle, le scĂ©nariste et rĂ©alisateur Rupert Hughes oĂč il y croise les plus belles actrices dâHollywood. En outre, trois fois par semaines, il se rend dans une Ă©cole de pilotage et pose sans relĂąche aux aviateurs des questions techniques. Ă dix-sept ans, le cinĂ©ma et lâaviation sont dĂ©jĂ les passions dominantes de sa vie. LâhĂ©ritier Le 14 janvier 1924, son pĂšre meurt dâune crise cardiaque. Howard hĂ©rite de 75% de la succession ainsi que de 1 million de dollars dâactions et obligations. Mineur, il prĂ©tend avoir lâintention de continuer ses Ă©tudes et met en avant de prĂ©coces qualitĂ©s de gestionnaire. Un juge se laisse convaincre de lâĂ©manciper, lui permettant du mĂȘme coup de racheter les parts de sa famille dans la Hughes Tool Company. Pressentant quâHoward filera sans tarder Ă Hollywood, sa tante Annette croit le brider en lui imposant un mariage avec la fille du richissime prĂ©sident fondateur de la Standard Oil, Ella Rice. Ils se sont mariĂ©s en 1925. Le couple sâinstalle Ă lâAmbassador Hotel sur Wilshire Boulevard. En lâespace de quelques jours, le tout Hollywood est au courant de lâarrivĂ©e de ce jeune aventurier immensĂ©ment fortunĂ©, au physique avantageux, qui clame en toute modestie son intention de "devenir le plus grand golfeur du monde, le meilleur producteur dâHollywood, le plus grand pilote du monde et lâhomme le plus riche du monde. Mais pas nĂ©cessairement dans cet ordre." Hughes a cependant besoin dâun homme de confiance pour gĂ©rer la Hughes Tool Company, sa poule aux Ćufs dâor qui lui rapporte 5 000 $ par jour. Il choisit Noah Dietrich, un comptable et ancien boxeur. Et les dĂ©penses de sâaccumuler voitures, costumes, fourrures, bijoux, frais dâhĂŽtel et de rĂ©ception, investissements douteux dont 80 000 $ sur un premier film insortable Swell Hogan. Le producteur En dĂ©pit des conseils de prudence de son oncle Rupert, Howard monte sa propre sociĂ©tĂ© de production, la Caddo Company, sous la banniĂšre de laquelle il produit Everybodyâs Acting et Two Arabian Knights 1927 deux succĂšs commerciaux dont le second rapportera lâOscar au rĂ©alisateur Lewis Milestone. Hughes est prĂ©sent sur le plateau, il supervise Ă©troitement le montage et visite Ă©galement dâautres studios pour Ă©tudier leurs mĂ©thodes de travail et Ă©tablir des contacts rapprochĂ©s avec leurs actrices. En octobre 1925, dĂ©cidĂ© Ă sâaffranchir dâElla, il la convainc de repartir Ă Houston pour de longues pĂ©riodes. Ils nâauront dĂ©sormais plus que des contacts trĂšs sporadiques. Le divorce sera prononcĂ© en 1929 aprĂšs la rĂ©vĂ©lation de la liaison dâHoward avec la reine des Ziegfeld Follies, Billie Dove, premier grand amour de sa vie. A lâautomne 1927, Hughes, qui a continuĂ© Ă suivre des cours de pilotage, dĂ©cide de faire le plus grand film dâaviation de tous les temps. Le 30 juin 1930, PremiĂšre historique au Graumanâs Chinese Theatre. Au vu du succĂšs critique et populaire de Les Anges de lâenfer Hellâs Angels 1930 Hughes annonce cinq projets The Racket qui figurera sur plusieurs listes des 10 meilleurs films de lâannĂ©e 1931, The Front Page 1931 dâaprĂšs la comĂ©die de Ben Hecht et Charles MacArthur, Scarface Scarface, the shame of the nation 1932 etThe Age for Love avec Billie Dove. Mais la Hughes Tool Company a pĂąti de la dĂ©pression. Pour la premiĂšre annĂ©e depuis 1912, elle est dĂ©ficitaire. En outre, ses cadres sont rĂ©voltĂ©s par les dĂ©penses inconsidĂ©rĂ©es dâHoward 16 millions de dollars consacrĂ©s au cinĂ©ma entre 1927 et 1930 et 1,5 million pour lâenvoĂ»tante Billie. Pour garder le contrĂŽle de la Hughes Tool Company, Howard accepte de mener en 1931 un train de vie "restreint" 250 000 $ la famille amĂ©ricaine moyenne vit alors avec 4 000 $/an. AprĂšs avoir offert des stock options et une prime substantielle Ă ses cadres, il dĂ©pĂȘche lâindispensable Noah Dietrich Ă Houston six mois par an, double le nombre de chercheurs, quadruple la production et modernise lâentreprise qui continuera Ă assurer sa fortune. CĂŽtĂ© cĆur, lâannĂ©e 1931 lui rĂ©serve un rude coup Billie Dove quâil vĂ©nĂ©rait et sâapprĂȘtait Ă Ă©pouser le quitte. Howard se console, multiplie les conquĂȘtes sans lendemain, sĂ©duit dans les deux annĂ©es qui suivent plus de 50 actrices, "dĂ©butantes", danseuses, etc. TalonnĂ© par la presse Ă scandale qui se repaĂźt de ses exploits, il acquiert le cinquiĂšme plus grand yacht privĂ© du monde The Southern Cross, un yacht de 360 pieds, pour en faire sa garçonniĂšre flottante. ParallĂšlement, divers comportements excentriques ou aberrants Ă©mergent Howard se promĂšne sans argent, dĂ©laisse sa luxueuse garde-robe dâantan au profit de deux costumes, deux pantalons kaki, quelques chemises Ă bas prix, et disparaĂźt mystĂ©rieusement Ă plusieurs reprises, plongeant ses associĂ©s dans lâangoisse 31 jours dâabsence en 1931 ; 35 en 1932 ; 19 en 1933, etc. LâĂlĂ©anor Le Southern Cross Flynn, capitaine. Il a Ă©tĂ© vendu Ă Axel Wenner-Gren fondateur de la Cie Electrolux pour 1 000 000 $. Lâaviateur Septembre 1932 adoptant le nom de "Charles Howard", Hughes se fait engager comme bagagiste par American Airlines avant de se porter candidat Ă une formation de pilote. La mystification sera rĂ©vĂ©lĂ©e quelques mois plus tard, Hughes lâexpliquera par le dĂ©sir de se "documenter" sur le monde de lâaviation. La vĂ©ritĂ© est quâil est dĂ©cidĂ© Ă devenir un pilote de renommĂ©e mondiale. Ă lâĂ©poque, il sâest dĂ©jĂ installĂ© aux commandes de la plupart des avions existants, prenant souvent des risques considĂ©rables. Dans les airs, il se libĂšre de ses angoisses, de sa timiditĂ©, des pĂ©nibles effets de sa surditĂ©, il exulte et perd toute notion du danger. "Last but not least", ses talents dâaviateur renforcent son prestige et son pouvoir de sĂ©duction. Nombre de ses conquĂȘtes dĂ©buteront dans les airs. En 1933, Hughes rĂ©unit autour du designer aĂ©ronautique Richard W. Palmer et du chef constructeur Glenn Odekirk une Ă©quipe en vue de construire lâavion le plus rapide du monde. Sorti des ateliers de la Hughes Air France en aoĂ»t 1935, le "H-1", alias Silver Bullet, lui permettra de battre le record de vitesse du Français Raymond Delmotte qui est de 314 miles/heure. Le 13 septembre, Hughes dĂ©colle en direction de lâEddie Martin Fields dâOrange County et franchit le point de contrĂŽle Ă 355 miles Ă lâheure. Ă la fin de lâĂ©preuve, une panne du rĂ©servoir auxiliaire apparemment sabotĂ© lâoblige Ă se poser en catastrophe dans un champ voisin. Lâincident ne tempĂšre en rien son enthousiasme. Hughes H-1 Racer 1935 Hughes bat deux autres records en 1936 Burbank-Newark en 9h27 et Chicago-Los Angeles en 8h10. En dĂ©cembre 1936, dĂ©but de sa liaison avec Katharine Hepburn. Le 19 janvier 1937, Hughes tente un nouveau record de vitesse "coast-to-coast". Il dĂ©colle de Burbank aux commandes du Silver Bullet. Ă 20 000 pieds au-dessus du Grand Canyon, il Ă©prouve une sĂ©rie de malaises et dâĂ©vanouissements dus au dysfonctionnement de son masque Ă oxygĂšne. Aspirant directement lâoxygĂšne au tuyau, il reprend le contrĂŽle de lâappareil. Câest alors que sa radio tombe en panne, lâobligeant Ă naviguer aux instruments. Ă lâaube, on le croit perdu. Les radios, les journaux annoncent sa disparition. Ă 12h42, Hughes se pose Ă Newark, ayant amĂ©liorĂ© de 117 minutes son propre record de fait de lui une star. Le 10 juillet 1938, 19h19 Hughes et ses quatre coĂ©quipiers dĂ©collent de Long Island aux commandes dâun Lockheed Lodestar pour un tour du monde par lâIrlande, la France, lâAllemagne oĂč il est longuement pourchassĂ© par la Luftwaffe, Moscou, Omsk, lâAlaska et Minneapolis. Il accomplit le circuit de 23 800 km en 3 jours, 19 heures et 17 min. la moitiĂ© du temps de vol en solo de Wiley Post en 1931. Le lendemain, une foule immense Ă©valuĂ©e Ă 1 750 000 personnes lui fait un triomphe dans Broadway. Quelques jours plus tard, Katharine Hepburn rejette dĂ©finitivement sa demande en mariage. Lâhomme dâaffaires En 1924, lâannĂ©e oĂč Hughes en hĂ©rita, la Hughes Tool Company avait enregistrĂ© un bĂ©nĂ©fice de 2,2 millions de dollars. Deux ans plus tard, celui-ci atteindra dĂ©jĂ 8,4 millions. Car Hughes ne se contente pas dâencaisser et dilapider les dividendes de sa "vache Ă lait", il sâimplique trĂšs activement dans sa gestion et sa modernisation. En1930, il a dĂ©jĂ inscrit Ă son catalogue 235 nouveaux modĂšles de perceuses. En 1931, il crĂ©e un dĂ©partement Recherches pour amĂ©liorer la production de pĂ©trole Ă travers le monde et rĂ©unit 200 savants dans le plus grand laboratoire pĂ©trolifĂšre privĂ© des Ătats-Unis. Plus tard, il rĂ©novera les chaĂźnes de fabrication de la Hughes Tool Company, quadruplant ainsi la production de la sociĂ©tĂ©. Durant les annĂ©es de guerre et au-delĂ , les bĂ©nĂ©fices ne cesseront de croĂźtre, passant de 22 millions en 1940 Ă 33 en 1942, 55 en 1948. La DeuxiĂšme Guerre permettra aussi Ă Hughes de faire de sa sociĂ©tĂ© Hughes Electronics le plus grand fournisseur de systĂšmes pour lâarmement des Ătats-Unis. Hughes rĂȘve aussi de possĂ©der sa propre compagnie aĂ©rienne. En 1939, il jette son dĂ©volu sur la Trans World Airlines de Charles Lindbergh que la DĂ©pression a sĂ©rieusement Ă©branlĂ©e. Il rachĂšte dâabord 21% de la sociĂ©tĂ©, puis aprĂšs une campagne fĂ©brile auprĂšs des actionnaires sâassure Ă la fin 1940, 78% de la sociĂ©tĂ©. Se posant en rival de la toute puissante Pan American World Airways Pan Am, Hughes investit massivement dans la TWA pour en faire le leader des transports aĂ©riens transcontinentaux. TWA double ses recettes dĂšs 1940, et accueille lâannĂ©e suivante 256 000 passagers soit une progression de 57% par rapport Ă 1939. Hughes a une idĂ©e brillante qui profitera Ă lâensemble de lâaviation civile, crĂ©er une flotte de gros-porteurs effectuant le trajet L. A. â New York en 10 heures et dans des conditions de confort inĂ©galĂ©es. Lockheed rĂ©alise les plans de son "Constellation" et met en fabrication 40 de ces appareils. La facture â 18 millions de dollars â sera rĂ©glĂ©e par la Hughes Tool Company. Câest la plus grosse commande de lâhistoire de lâaviation passĂ©e Ă cette date, et le dĂ©but dâune nouvelle Ăšre. Absences et accidents En avril 1943, au cours dâun essai sur le premier "Constellation", Hughes a une "absence" qui oblige le pilote Ă lui reprendre les commandes et Ă lâexpulser de la cabine. Un incident beaucoup plus dramatique se dĂ©roule la mĂȘme annĂ©e Ă bord dâun hydravion Sikorsky. Hughes dĂ©colle sans prendre le temps dâeffectuer la checklist » et ne sâaperçoit pas de lâabsence de ballast dans la queue de lâappareil charge indispensable Ă lâamerrissage. Lâavion pique du nez, lâhĂ©lice gauche est projetĂ©e en arriĂšre, traverse le fuselage, blesse mortellement le mĂ©canicien Richard Felt. Le pilote Ceco Cline est projetĂ© Ă lâeau et coule. Lâappareil est submergĂ© en trente secondes. Le deuxiĂšme pilote, Von Rosenberg, bien que sĂ©rieusement blessĂ©, parvient Ă sauver Hughes. EffondrĂ©, celui-ci refuse dâĂȘtre hospitalisĂ©, de crainte dâĂȘtre internĂ© Ă vie. La Commission AĂ©ronautique, soucieuse dâĂ©pargner lâun des plus grands fournisseurs de matĂ©riel de guerre, ne retiendra pas la faute professionnelle. Les comportements erratiques se multiplient, en mĂȘme temps que sâaggravent ses troubles obsessionnels compulsifs consignes aberrantes, rĂ©pĂ©titions automatiques des mĂȘmes phrases, crises dâagoraphobie, absences, Ă©pisodes dĂ©pressifs, disparitions prolongĂ©es. AprĂšs avoir Ă©tĂ© impliquĂ© dans une demi-douzaine dâaccidents de conduite ou de pilotage plus ou moins sĂ©rieux, Hughes frĂŽle la mort le 7 juillet 1946 dans le crash de son avion de reconnaissance XF-11, devenu obsolĂšte aux yeux de lâArmĂ©e de lâAir. TWA Constellation En 1947, le sĂ©nateur Owen Brewster, proche de Juan Trippe, directeur de la Pan Am, lance contre Hughes une enquĂȘte pour faits de corruption. Ce dernier contre-attaque, en rĂ©vĂ©lant que Brewster a tentĂ© de lui imposer une fusion illicite avec Pan Am. La commission dâenquĂȘte suspend ses investigations. Le 2 novembre 1947, Hughes lance un nouveau dĂ©fi aux sceptiques qui dĂ©claraient inexploitable son gigantesque HK-1 le lĂ©gendaire "Spruce Goose". Il dĂ©colle de Long Beach pour un premier et dernier vol de 60 secondes qui restera dans les annales. Le H-4 Hercules dit "Spruce Goose", projet aĂ©ronautique dâhydravion transatlantique de Hughes, superlatif en terme de records comme en Ă©chec. Le directeur de studio En mai 1948, ayant acquis le contrĂŽle de la RKO Pictures, Hughes devient le seul homme de cinĂ©ma Ă possĂ©der son propre studio quâil revendra en 1955. Y seront notamment produits moyennant de frĂ©quentes interfĂ©rences de sa part Outrage et Hard, Fast and BeautifuldâIda Lupino, Vendetta oĂč se succĂ©deront trois rĂ©alisateurs, Where Danger Lives de John Farrow, Mon PassĂ© DĂ©fendu de Robert Stevenson, Macao de Josef Von Sternberg refait par Nicholas Ray, Les Espions sâamusent, commencĂ© par Sternberg en 1949 et sorti en 1957 et le chef-dâĆuvre dâOtto Preminger, Un si doux visage Angel Face 1952. - 1953 Fondation du Howard Hughes Medical Institute, une des plus importantes institutions mĂ©dicales dâintĂ©rĂȘt public des 1956 Anticipant depuis plusieurs annĂ©es lâavĂšnement de lâĂšre du Jet, Hughes et TWA achĂštent une flotte de Boeing 1958 Hughes donne sa derniĂšre interview 1961 Il fonde la sociĂ©tĂ© Hughes Space and Communications oĂč seront conçus et fabriquĂ©s divers satellites de communication dâavant-garde, dont le 1966 AprĂšs avoir revendu ses parts de TWA pour 546 millions de dollars, Hughes sâinstalle Ă Las Vegas et se lance dans lâhĂŽtellerie, les jeux et lâimmobilier. Sa sociĂ©tĂ© Hughes Aircraft Company fut finalement rachetĂ©e par McDonnell Douglas en 1984. McDonnell Douglas est un constructeur aĂ©ronautique amĂ©ricain. Il est nĂ© de la fusion entre Douglas Aircraft Company et McDonnell Aircraft Corporation, pour former la nouvelle sociĂ©tĂ© McDonnell-Douglas le 28 avril 1967. Il a ensuite Ă©tĂ© rachetĂ© par Boeing en 1997. Les activitĂ©s homologues des deux sociĂ©tĂ©s ont fusionnĂ©. AprĂšs la guerre, son mental et son physique commencent Ă sâeffondrer, et il passe petit Ă petit la barriĂšre de la folie et de lâirresponsabilitĂ©. Une vague histoire de relations sentimentales, peut-ĂȘtre au sujet dâAva Gardner, conduisit un jour le chanteur Frank Sinatra a Ă©mettre publiquement et Ă plusieurs reprises des menaces de mort contre Howard Hughes. Hughes ne porta pas plainte, mais quâil sâagisse ou non dâune coĂŻncidence, force est de constater que câest vers cette Ă©poque quâil commença Ă vivre de façon inhabituelle. Se mĂ©fiant de plus en plus des microbes et de la Mafia, il commença Ă voir des espions et des traĂźtres partout et Ă se cloĂźtrer dans son bunker de Beverly Hills. Ses entreprises pĂ©riclitaient. Vers 1966, il sort de sa taniĂšre, et diversifie son empire en rachetant des stations de tĂ©lĂ©vision, une sĂ©rie de casinos Ă Las VĂ©gas, mais surtout en se construisant un empire immobilier Ă partir de Las VĂ©gas. Il commença par Ă©tablir ses quartiers dâhĂŽtel en hĂŽtel, et aprĂšs quelque temps, trouvant leDesert Inn de Las Vegas Ă son goĂ»t, il acheta purement et simplement lâĂ©tablissement quand les propriĂ©taires voulurent lâexpulser ! Sây Ă©tablit pour y vivre. Cependant la folie regagne du terrain et de 1968 Ă sa mort, il reste de nouveau cloĂźtrĂ© dans une chambre Ă Las Vegas, sous la garde vigilante dâinfirmiers mormons, vivant comme un reclus ou du moins prĂ©texta de le faire, car bien quâil soit censĂ© ne pas quitter sa suite confortable, plusieurs personnes mentionnĂšrent lâavoir vu ailleurs Ă de nombreuses Ă©poques, sans que jamais sa prĂ©sence ait Ă©tĂ© annoncĂ©e. Il Ă©tait entourĂ© de mormons, quâil estimait de toute confiance, et dirigea la totalitĂ© de ses affaires par tĂ©lex et par tĂ©lĂ©phone, phĂ©nomĂšne sans prĂ©cĂ©dent dans lâhistoire et qui excita bien des imaginations. Influence politique Le Pouvoir politique du milliardaire Ă©tait tel quâon le disait lâhomme le plus puissant du monde, dictant ses volontĂ©s Ă des hommes comme John F. Kennedy, Lindon B. Johnson ou Richard Nixon. Les lĂ©gendes le dĂ©crivent comme un pur dĂ©mon, au cĆur des intrigues autour du clan Kennedy et de la vie politique amĂ©ricaine, mais aussi de la Mafia et de la pĂšgre. Il a passĂ© les huit derniĂšres annĂ©es de sa vie Ă comploter et Ă acheter les hommes les plus influents. Câest dâailleurs Ă cause dâHoward Hughes quâaurait eu lieu le Watergate. En effet, lors de la course Ă la prĂ©sidence de 1968, Hughes voulut comme Ă son habitude se rapprocher des candidats. Il fit donc un don de 50 000 dollars au candidat rĂ©publicain Richard Nixon ainsi quâau dĂ©mocrate Hubert Humphrey. Humphrey dĂ©clara cette somme au fisc, ce que ne fit pas Nixon pour lâajouter Ă une caisse noire. Cinq annĂ©es plus tard, Nixon dĂ©jĂ prĂ©sident et candidat pour un nouveau mandat eut peur que les dĂ©mocrates rĂ©vĂšlent ce dessous de table non dĂ©clarĂ©, il organisa donc le cambriolage du bĂątiment dĂ©mocrate Water Gate pour savoir si les dĂ©mocrates avaient des dossiers Ă ce sujet; lâaffaire fut rĂ©vĂ©lĂ©e et le poussa Ă dĂ©missionner. Lorsquâon annonça Ă Hughes lâaffaire, il fut Ă©tonnĂ©, ne se rappelant mĂȘme plus avoir donnĂ© Ă Nixon une somme qui Ă©tait dĂ©risoire Ă ses yeux. La fin de sa vie Les huit derniĂšres annĂ©es de la vie privĂ©e de Hughes furent remarquables; alitĂ© toute la journĂ©e en regardant des films, vivant nu, droguĂ© Ă la morphine puis Ă la codĂ©ine, il ne coupait jamais ni sa barbe, ni ses cheveux, ni ses ongles, et ses serviteurs le fournissaient en filles. Howard Hughes ne faisait confiance quâaux mormons, qui profitĂšrent grassement de ses largesses jusquâĂ sa mort. Extrait du livre Howard Hughes le milliardaire excentrique de Peter Harry Brown et Pat H. Broeske. Hughes Ă©tait arrivĂ© Ă Acapulco le 11 fĂ©vrier juste avant lâaube, en provenance des Bahamas, accompagnĂ© de deux mĂ©decins et de six aides. De son spacieux appartement du dix-neuviĂšme Ă©tage, le vieil homme aurait pu contempler les luxuriantes pelouses du terrain de golf de lâhĂŽtel, plantĂ©es de palmiers et de bougainvillĂ©es. Mais on avait une fois de plus appliquĂ© des Ă©paisseurs de contreplaquĂ© et de carton sur les fenĂȘtres, masquĂ©es ensuite par dâĂ©paisses tentures noires. Des panneaux insonores lâisolaient encore davantage du monde, Ă©touffant tous les bruits extĂ©rieurs. Son dos Ă©tait criblĂ© de plaies ouvertes, non soignĂ©es les draps Ă©taient son seul vĂȘtement. Une table de nuit gondolĂ©e, branlante, Ă©tait encombrĂ©e des seules choses qui le reliaient Ă la vie la codĂ©ine, des petites coupes remplies de cachets de Valium, des flacons de Librium, un fouillis de seringues et dâaiguilles hypodermiques. Le 1er avril, les rĂ©miniscences cessĂšrent, Ă©touffĂ©es par les doses quasi mortelles de codĂ©ine que les aides et les mĂ©decins lui avaient injectĂ©es. Le 5 avril Ă 6 heures du matin le Dr. Victor Montemayor entra dans lâhĂŽtel Princesse dâAcapulco, il monta jusquâau dix-neuviĂšme Ă©tage, rĂ©vĂ©lant un garde opulent et Ă lâair sĂ©vĂšre. EscortĂ© dans une chambre obscure, deux hommes lui dires que leurs patron avait perdus connaissance depuis trois jours. Il sâavança vers le lit au fond de la chambre et vit un vieil homme frĂȘle, Ă peine accrochĂ© Ă la vie. Il avait lâair dâavoir dix ans de plus que ses soixante-dix ans. Il Ă©tait nu sous un drap couleur pastel. Des traces de piqĂ»res couraient sur ses deux bras maigres. Son estomac Ă©tait gonflĂ© par la malnutrition. Sa peau lui tombait en plis sur les joues. Son corps Ă©tait squelettique. Sa peau Ă©tait sĂšche comme du parchemin. Le mĂ©decin demanda aux deux hommes pourquoi il ne lâavait pas mis sous perfusions et pourquoi il ne lâavait pas envoyĂ© Ă lâhĂŽpital car il souffrait de malnutrition, de dĂ©shydratation, dâinsuffisance rĂ©nale et Ă©tait en Ă©tait de choc. Les deux hommes lui rĂ©pondirent quâils nâavaient pas confiance dans les perfusions mexicaines et que M. Hughes nâaurait jamais acceptĂ© dâaller Ă lâhĂŽpital. La vĂ©ritĂ© est que Hughes nâavait pas la capacitĂ© de sâobjecter Ă quoi que ce soit. Hughes a Ă©tĂ© victime de nĂ©gligence et de mauvais traitement mĂ©dicaux par ses proches qui lâont laissĂ© mourir. On le mit alors sur une civiĂšre avec un masque Ă oxygĂšne et une perfusion et on le conduisit Ă lâaĂ©roport pour lâamener Ă lâhĂŽpital mĂ©thodiste de Houston. Lâavion avait Ă©tĂ© apprĂȘter peu avant 11 heures et Ă 13 27 comme il venait dâentrer au Texas le Dr. Tain a annoncĂ© Ă ces compagnons de voyage que le cĆur du malade ne battait plus. DâaprĂšs le bureau du procureur gĂ©nĂ©ral Hughes serait mort Ă dix heures du matin Ă Acapulco ou avant. Le pilote de lâavion lui ayant touchĂ© le bras dĂ©clara quâil Ă©tait tout Ă fait froid. On ne put lâidentifier que par ses empreintes digitales, complĂ©tĂ©es de tĂ©moignages sur lâhonneur de son personnel. Lâautopsie rĂ©vĂ©la que cet homme, qui avait jadis pesĂ© 68 kilos et mesurĂ© 1,90 m, avait vu sa taille rĂ©duire de cinq centimĂštres et son poids tomber Ă 42 kilos. Le document concluait quâil Ă©tait mort de maladie rĂ©nale chronique. Le mĂ©decin lĂ©giste fut surpris de lâĂ©tendue de la dĂ©gĂ©nĂ©rescence des cellules du cerveau. La syphilis tertiaire et les quatorze accidents de voiture et dâavion avaient laissĂ© de profondes traces psychologiques. Howard Hughes fut enterrĂ© le 7 avril dans la concession familiale du cimetiĂšre de Grenwood au centre-ville de Dallas, Texas Des fleurs fraĂźches continuĂšrent dâembellir la tombe dâHoward pendant des semaines, envoyĂ©es par Jean Peters. Un juge fĂ©dĂ©ral de la ville de Houston dĂ©clara que Hughes Ă©tait mort sans testament lĂ©gal. Ainsi une meute de prĂšs de cent avocats prit cette dĂ©cision comme le signal de dĂ©part de la plus longue et la plus coĂ»teuse bataille pour un hĂ©ritage de lâhistoire des Etats-Unis. Lâaffaire allait mettre Ă contribution les tribunaux de quatre Ătats le Texas, le Nevada, la Californie et le Delaware. Il fallait Ă prĂ©sent dĂ©signer les hĂ©ritiers lĂ©gitimes et dĂ©terminer quel avait Ă©tĂ© le domicile lĂ©gal de celui-ci. La gĂ©nĂ©alogiste de Houston Mary Smith Fay, fit des recherches pendant cinq ans de 1977 Ă 1981 pour retrouver les ayants droit. Elle en authentifia vingt-deux. On retrouva un testament fait Ă la main au siĂšge de lâĂglise des Mormons Ă Salt Lake City. On sâaperçut bien vite que câĂ©tait un faux. Les proches de Hughes dont Jean Peters ont toujours Ă©tĂ© persuadĂ©s quâil existait un testament lĂ©gal mais il nâa jamais Ă©tĂ© retrouvĂ©. Il aurait Ă©tĂ© impensable quâHoward Hughes nâait pas fait de testament, lui qui a commencĂ© Ă en faire un quand il Ă©tait adolescent. Il a toujours Ă©tĂ© trĂšs prĂ©occupĂ© par ce quâil arriverait de sa fortune aprĂšs sa mort. Des experts juridiques pensent quâil en existait vraiment un, mais quâil a Ă©tĂ© dĂ©truit, Ă©garĂ© ou ignorĂ© volontairement. Les rĂ©sultats de lâautopsie prouvĂšrent, malgrĂ© que des membres de la famille veuillent les dissimuler, quâil souffrait de maladie rĂ©nale chronique ainsi que de syphilis tertiaire. Les rayons X mirent en lumiĂšre des fragments dâaiguilles hypodermiques dans ses bras dessĂ©chĂ©s, criblĂ©s de traces de piqĂ»res. Hughes mourait littĂ©ralement de faim. Le cadavre avait lâair dâun fantĂŽme si dĂ©charnĂ© que ses coudes et ses rotules avaient dĂ©chirĂ© la fine couche de peau qui les recouvrait. Les dents pendaient sur les gencives et une tumeur suppurante avait laissĂ© une profonde cavitĂ© sur son front. Hughes a succombĂ© Ă une injection massive de codĂ©ine administrĂ©e de six Ă huit heures avant que son cĆur nâait cessĂ© de battre. 1,4 gramme de codĂ©ine est une dose mortelle, le sang de Hughes en contenait 1,9 gramme. Les docteurs Tennant et Titus Ă©valuent le dosage final entre 675 et 750 milligrammes de codĂ©ine pure. Lorsquâon considĂšre rĂ©trospectivement les deux dĂ©cennies dâĂ©tudes consacrĂ©es aux derniĂšres annĂ©es de Hughes, il semble plausible que les aides du milliardaire aient administrĂ© lâultime secousse de codĂ©ine Ă celui-ci afin de rĂ©duire au silence lâunique tĂ©moin de leurs abus et de leur nĂ©gligence. Quand ils se rendirent compte quâils devraient finalement emmener leur patient Ă©maciĂ© Ă lâhĂŽpital, leur seule ressource fut de la tuer. Le Dr Montemayor a dit que ses poumons et son cĆur Ă©taient bons et que sâil avait Ă©tĂ© transportĂ© Ă lâhĂŽpital on aurait pu le sauver. Ses aides ont fait exprĂšs dâattendre quâil meure sans lever le petit doigt. Les Mormons Ă©taient bien dĂ©cidĂ©s Ă maintenir leur patron alitĂ© dans lâhĂ©bĂ©tude la plus complĂšte. Dans les six derniĂšres annĂ©es de sa vie, la Summa Corporation dĂ©pensa 367 579 dollars par jour en acquisitions douteuses, investissements peu avisĂ©s et coĂ»ts de fonctionnement exorbitants. La Summa perdit au cours de ces annĂ©es plus de 100 millions de dollars au rythme de 137 000 dollars par jour. Dans le mĂȘme temps, un milliard en espĂšces, fonds dâĂtat et bons dâĂ©pargne disparurent des comptes bancaires de Hughes. Cinq jours avant la mort de Hughes, ayant fait prendre Ă celui-ci des doses euphorisantes de codĂ©ine et de Valium, les aides prĂ©parĂšrent deux procurations supplĂ©mentaires. La premiĂšre leur aurait permis un accĂšs illimitĂ© Ă ses coffres-forts, lâun dâentre eux contenant une collection de diamants. Par la seconde, dâautres aides seraient autorisĂ©s Ă signer des chĂšques tirĂ©s sur le compte personnel de Hughes. Le legs de Hughes fut enfin Ă©tabli au bout de quatorze ans. Alors que vingt-deux hĂ©ritiers avaient Ă©tĂ© initialement dĂ©signĂ©s, plus de cent personnes, en 1990, se partageaient ce qui subsistait de la fortune Hughes. Bien que Jean Peters ait dĂ©clarĂ© que Hughes avait toujours eu lâintention de lĂ©guer sa fortune Ă lâinstitut de recherches mĂ©dicale Howard Hughes, ce qui a Ă©tĂ© confirmĂ©, cette institution ne bĂ©nĂ©ficia pas de lâhĂ©ritage. Comme il a Ă©tĂ© Ă©tabli que le domicile lĂ©gal de Hughes se trouvait au Texas, cet Ătats reçut 50 millions de dollars de la succession en impĂŽts. Les juristes sâen tirĂšrent bien, Ă©galement plus de 10 millions de dollars avaient Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©s en frais dâavocats. Il laissa Ă©galement un legs mĂ©dical surprenant. Bien quâil ait Ă©tĂ© initialement créé pour gruger le fisc, lâInstitut de recherches mĂ©dicales Howard Hughes, qui reçut une part de la vente de Hughes Aircraft en 1985, est aujourdâhui le plus important organisme privĂ© des Ătats-unis Ă soutenir la recherche biomĂ©dicale. 280 scientifiques travaillent actuellement Ă lâInstitut au cours de lâannĂ©e fiscale 1995, celui-ci a dĂ©pensĂ© 366 millions de dollars pour la recherche. Cela est particuliĂšrement appropriĂ© puisque Hughes, Ă vingt-cinq ans, avait rĂ©digĂ© un testament ou il destinait le gros de sa fortune Ă la recherche mĂ©dicale. Ce legs a Ă©galement quelque chose de tristement ironique Ă©tant donnĂ© la dĂ©chĂ©ance physique et mentale que connut lui-mĂȘme Hughes. La compagnie quâil a fondĂ©e continua aprĂšs sa mort et dĂ©veloppa le fameux hĂ©licoptĂšre de combat AH-64A Apache portant dâabord le nom de Hughes Model 77. Il fut un condensĂ© du XXe siĂšcle amĂ©ricain â aviation, cinĂ©ma, pouvoir, argent â, et a mĂȘme participĂ©, indirectement, Ă la conquĂȘte de la Lune avec ses compagnies qui ont fabriquĂ© la premiĂšre navette spatiale. Il fut au centre du siĂšcle, personnage maudit, complĂštement paranoĂŻaque. Son utopie, Ă©tait de crĂ©er une sorte dâunivers parfaitement contrĂŽlĂ© autour de lui, un contrĂŽle politique et social absolu. SES TROIS ĂPOUSES ELLA BOTTS RICE 1925-1929 sa premiĂšre Ă©pouse. Ils ont Ă©tĂ© mariĂ©s 5 ans. JEAN PETERS 1957-1972. Ils ont Ă©tĂ© mariĂ©s 15 ans. Elizabeth Jean Peters, dite Jean Peters est une actrice amĂ©ricaine, nĂ©e en 1926. Elle a vingt ans quand elle tourne Capitaine de Castille sous la direction de Henry King. Le succĂšs du film en fait une des actrices les mieux cotĂ©es, dans le Hollywood dâaprĂšs-guerre. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e le 13 octobre 2000 des suites dâune leucĂ©mie Ă Carlsbad, Californie. Jean Peters Elizabeth Jean Peters est nĂ©e le 15 octobre 1926 Ă Canton Ătat de lâOhio. A lâĂąge de 20 ans, elle est Ă©lue Miss Ohio, concours dont le prix est un voyage Ă Hollywood. EngagĂ©e par la Twentieth Century Fox, elle dĂ©bute dans Capitaine de Castille, un film de Henry King, dâaprĂšs le roman de Samuel Shellabarger, dans lequel elle a pour partenaire Tyrone Power. Le triomphe de cette premiĂšre apparition lance sa carriĂšre. Le 13 mai 1957, elle Ă©pouse le milliardaire Howard Hughes dont elle est la deuxiĂšme Ă©pouse et dont elle divorce quinze ans plus tard 1971 pour se remarier avec le producteur et directeur de la Fox, Stanley Hough. Entre 1973 et 1981 elle ne fait que quelques apparitions Ă la tĂ©lĂ©vision. Elle est dĂ©cĂ©dĂ©e le 13 octobre 2000 des suites dâune leucĂ©mie Ă Carlsbad Californie. TERRY MOORE HĂ©len Luella Koford 1949 â ? Terry Moore Helen Luella Koford est une actrice amĂ©ricaine nĂ©e le 7 janvier 1929 Ă Los Angeles, Californie. Elle fut connue sous divers autres pseudonymes Jan Ford, Judy Ford, ou sous son nom de baptĂȘme Helen Luella Koford. Elle fut nominĂ©e aux Oscars pour son rĂŽle dans un succĂšs de lâĂ©poque intitulĂ© Come Back, Little Sheba 1953, produit par les studios Paramount. Dans les annĂ©es 1940, Moore a vĂ©cu avec Howard Hughes. AprĂšs Hughes est mort en 1976, Moore fait valoir quâils Ă©pousa secrĂštement en 1949. Moore a dĂ©clarĂ© que le journal de bord et toute la documentation du mariage a Ă©tĂ© dĂ©truit et le couple nâa jamais officiellement divorcĂ©. En dĂ©pit de cette affirmation, Moore a Ă©pousĂ© trois autres hommes aprĂšs 1949, y compris son onze ans de mariage avec Stuart Cramer avec qui elle a deux enfants. Moore nâa fourni aucune preuve dâun mariage, mais la succession de Hughes lui a versĂ© un rĂšglement en 1984. AprĂšs une longue pĂ©riode dâoubli, elle revint dans lâactualitĂ© au milieu des annĂ©es 1970 en affirmant avoir secrĂštement Ă©pousĂ© Howard Hughes, donc sa troisiĂšme Ă©pouse, sur un yacht dans les eaux internationales du Mexique en 1949. Elle aurait en preuve une vidĂ©o du mariage. Elle prĂ©tendit nâavoir jamais divorcĂ© et rĂ©clama une part de la fortune du milliardaire aprĂšs son dĂ©cĂšs en 1976. Ses rĂ©clamations aboutirent en 1984 lorsquâelle obtint le versement dâune indemnitĂ© par le Trust Hughes chargĂ© de gĂ©rer lâhĂ©ritage du magnat. Les termes de lâaccord restant secrets, on ignore le montant de la somme qui lui fut versĂ©e en Ă©change de lâabandon de toutes poursuites judiciaires. Moore a Ă©crit deux livres sur Hughes Terry Moore â La Belle et le milliardaire, New York 1984. Terry Moore et Jerry Rivers â Les Passions de Howard Hughes. General Publishing Group 1996, une version abrĂ©gĂ©e du livre audio la version racontĂ©e par Moore. Elle affirme que Hughes a Ă©tĂ© privĂ© de soins mĂ©dicaux par les personnes qui ont conspirĂ© pour reprendre sa succession. Anecdotes Ermite de luxe Howard Hughes dĂ©cĂšde sous le nom de John T. Conover, dans lâhĂŽtel le plus luxueux du Mexique. Il ne sâest pas lavĂ© depuis des mois, nâest pas sorti depuis trois ans, ne sâhabille plus depuis vingt-quatre ans, a les ongles immensĂ©ment longs et, ravagĂ© par la codĂ©ine et le Valium, regarde des films toute la journĂ©e. Howard Hughes prĂ©fĂšre les brunes ! Dans son long-mĂ©trage Le Banni, Howard Hughes, fidĂšle Ă sa rĂ©putation, filme longuement le dĂ©colletĂ© de Jane Russell, qui est encore une jeune dĂ©butante inconnue. Liste des films quâil a produits Swell Hogan 1926 Two Arabian Knights 1927 The Mating Call 1928 Hellâs Angels 1930 The Front Page 1931, comĂ©die policiĂšre de Lewis Milestone Cock of the Air 1932 Sky Devils 1932 Scarface 1932, film policier de Howard Hawks The Outlaw Le Banni 1943 de Howard Hughes TheSin of Harold Diddlebock 1947 Mad wednesday Oh! Quel mercredi 1947, comĂ©die de Preston Sturges Vendetta 1950 The Whip Hand 1951 Two Tickets to Broadway 1951 The Las Vegas Story 1952 The Big Sky La Captive aux yeux clairs 1952, film de Howard Hawks Second Chance Passion sous les tropiques 1953, film policier de Rudolph MatĂ© Louisiana Territory 1953 The French Line 1954 Son of Sinbad 1955 Underwater! 1955 The Conqueror Le ConquĂ©rant 1956 Jet Pilot Les Espions sâamusent 1957, comĂ©die dramatique de Josef von Sternberg Howard Hughes dans les Ćuvres de fiction Au cinĂ©ma Les Ambitieux The Carpetbaggers 1964, film dâEdward Dmytryk VĂ©ritĂ©s et mensonges 1975 dâOrson Welles ; Hughes and Harlow Angels in Hell 1977, film de Larry Buchanan ; Melvin and Howard 1980, film de Jonathan Demme ; Tucker The Man and His Dream 1988, film de Francis Ford Coppola oĂč Hughes est interprĂ©tĂ© par Dean Stockwell ; Rocketeer 1991, film de Joe Johnston oĂč Hughes est interprĂ©tĂ© par Terry OâQuinn ; Faussaire The Hoax 2006, rĂ©alisĂ© par Lasse Hallström, relate lâhistoire de Clifford Irving auteur dâune biographie fantaisiste de Hughes, interprĂ©tĂ© par Richard Gere ; Dans le film The Dark Knight Rises 2012 de Christopher Nolan, le personnage de Bruce Wayne rappelle dans les premiĂšres minutes Howard Hughes. Vivant reclus dans son manoir depuis huit annĂ©es, il est dĂ©crit par un des personnages comme un "milliardaire excentrique", tandis quâun autre avance quâil se laisse pousser les ongles sans jamais les couper et conserve son urine dans des bouteilles. Câest aussi Howard Hughes qui a inspirĂ© au crĂ©ateur de Marvel son personnage Ironman, un homme riche puissant, atteint dâune maladie et donc plus humain, et lâun des seuls personnages Ă ĂȘtre humain » et sans mutations. Dâautre part, le personnage de Tony Stark est un grand sĂ©ducteur, tout comme Howard Hughes. LâAVIATEUR THE AVIATOR DE MARTIN SCORSESE AVEC LĂONARDO DICAPRIO LâAviateur The Aviator 2004, est une biographie de Howard Hughes filmĂ©e par Martin Scorsese avec LĂ©onardo DiCaprio dans le rĂŽle dâHoward Hughes. LĂ©onardo DiCaprio dans Lâaviateur. Ă la tĂ©lĂ©vision ĂRIC BRADEN VICTOR NEWMAN Avant sa mort, Howard Hughes vivait comme un reclus et Albert R. Broccoli le producteur de la franchise des James Bond se rĂ©fĂ©ra Ă Howard Hughes pour son personnage de Willard Whyte dans Les diamants sont Ă©ternels 1971. Sachant, quâil Ă©tait un grand fan de James Bond, il envoya une copie du film en 16mm Ă Hughes pour sa collection privĂ©e. WILLARD WHYTE DANS LES DIAMANTS SONT ĂTERNELS JAMES BOND Les diamants sont Ă©ternels 1971 le septiĂšme James Bond au cinĂ©ma, dans lequel le milliardaire Willard Whyte nâa pas Ă©tĂ© vu depuis plusieurs annĂ©es et ne communique que par tĂ©lex ou tĂ©lĂ©phone. Le a Ă©tĂ© remplacĂ© par et le prĂ©nom fini toujours par ard ». Jimmy Dean VF Francis Lax Willard Whyte ; Dans les bandes dessinĂ©es Les aventures de Paulette de Pichard et Wolinski, Howard Hughes est reprĂ©sentĂ© sous le nom de Oardiug dans la bande dessinĂ©e Dans la sĂ©rie Pin up, scĂ©nario de Yann et dessin de Philippe Berthet â Ă©d. Dargaud â Howard Hugues est prĂ©sent dans plusieurs aventures dont Dans la sĂ©rie Arcane majeur, scĂ©nario de Jean-Pierre PĂ©cau et dessin de Damien â Ă©d. Delcourt â Howard Hugues est un personnage central du premier cycle. Blackbird1998, Colonel Abel 1999 et Gladys 2000. Dans les chansons Howard Hugues, paroles dâĂlisa Point, musique de Jean-Michel Jarry, chantĂ© par Ălise Point en 1996 sur son album LâAssassine. Dans la littĂ©rature Howard Hugues est un personnage rĂ©current des romans noirs de James Ellroy, jouant notamment un rĂŽle important dans sa trilogie "Underworld USA" Bibliographie Ă Howard Hugues Une modeste proposition To Howard Hugues A modest proposal, in 1974, dans Le livre dâor de Joe Haldeman â Ă©d. Presses Pocket Citizen Hughesâ de Michael Drosnin â Ă©d. Presses de la Renaissance 1984 â 550 pages François Forestier, Howard Hughes lâhomme aux secrets. Paris le Grand livre du mois, 2005. 459 p. de pl., 24 cm. ISBN 2-286-00666-0. Howard Hughes Le milliardaire excentrique. â Ădition Pocket â 1996 â 671 pages â Peter Harry Brown et Pat H. Broeske. 7000 Ramaine Street, Hollywood son centre de communication et dâopĂ©ration. Avec Ginger Rogers. Howard Hughes et Katharine Hepburn. Howard Hughes avec Ava Garder. Howard Hughes et Jean Harlow Howard Hughes et Bette Davis. Le 7 juillet 1947 aprĂšs le crash Ă Beverly Hills. SES NOMBREUSES MAĂTRESSES Cyd Charisse, Joan Crawford et Bette Davis Billie Doves le premier grand amour de sa vie, Olivia de Havilland et Joan Fontaine. Ava Gardner, Jean Harlow et Rita Hayworth. Katharine Hepburn qui a refusĂ© de lâĂ©pouser Janet Leigh et Jane Russell. Ălizabeth Taylor, Faith Domergue et Gene Tierney et Lana Turner. LES PROPRIĂTĂS DE HUGHES Ci-dessous, le vidĂ©o de lâimplosion du Frontier pour faire place Ă un nouveau casino. Implosion du Landmarks Hotels. Les propriĂ©tĂ©s de Hughes sur la strip Ă Las VĂ©gas. LâhĂŽtel The Desert Inn il habitait le Penthouse 2Ăšme photo, le Silver Slipper, le casino The Frontier, The Sands, The Castaways et le Landmarks Hotels. The Desert Inn ou il a rĂ©sidĂ© de nov. 66 Ă nov. 70. Il a achetĂ© le casino pour millions parce quâon voulait lâexpulser du Penthouse. Spring Mountain Ranch, la rĂ©sidence quâil a achetĂ© pour sa femme Jean Peters, il nây a jamais mit les pieds. Le Casino Flamingo ou il a vĂ©cu en 1953, The Landmark Hotel et La Promenade Howard Hughes Ă Los Angeles. Son institut mĂ©dicale. LA FAUSSE AUTOBIOGRAPHIE DâHOWARD HUGHES FILM SUR CETTE HISTOIRE AVEC RICHARD GERE. PROCĂS SUR LâHĂRITAGE. CANULAR SUR HOWARD HUGHES. LE MEILLEUR DâHOWARD HUGHES. Livres et magasines Ă©crits sur Howard Hughes. Ses automobiles. DerniĂšre photo du corps dâHoward Hughes. Le cimetiĂšre de Greenwood Ă Dallas, Texas ou la famille Hughes est enterrĂ©s. ALBUM DE PHOTOS DerniĂšre photo prise de lui en 1961.
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CinĂ©ma / Critique - Ă©crit par weirdkorn, le 27/01/2005 Tags aviator film ban lunettes ray soleil aviateur "Il en a fait des choses et il Ă©tait bien nĂ©vrosĂ©, le monsieur". Telle est la phrase qui rĂ©sume sĂ»rement le mieux Howard Hughes. HĂ©ritant d'une fortune due au pĂ©trole, ce jeune industriel passionnĂ© d'aviation va tout mettre en oeuvre pour accomplir ses rĂȘves. Dans l'AmĂ©rique des annĂ©es 30, il est ainsi rĂ©alisateur, ingĂ©nieur aĂ©ronautique testant ses inventions et prĂ©sident de la TWA. Difficile de dĂ©finir cet homme complexe, influent et visionnaire oĂč sous un aspect de sĂ©ducteur hollywoodien se cachait une personnalitĂ© dĂ©sĂ©quilibrĂ©e et phobique. Maniaque de l'ordre et de la propretĂ©, peu enclin Ă vivre en sociĂ©tĂ©, sa souffrance n'a eu d'Ă©gale qu'un gĂ©nie et une folie le rattrapant avec le temps. Aviator, film biographique retraçant environ 20 ans du destin peu commun d'Howard Hughes, marque le retour de Scorsese Ă la rĂ©alisation et sa deuxiĂšme collaboration avec DiCaprio. Comme Ă son habitude, lorsqu'il fait quelque chose, il le fait en grand. Scorsese sait se servir d'une camĂ©ra pour retranscrire toute une Ă©poque et le prouve une fois encore. La reconstitution de ces annĂ©es 30 est fignolĂ©e au dĂ©tail prĂšs entre les dĂ©cors, les costumes ou la musique. Il joue bien avec des effets de style comme les flashs des photographes ça en met vraiment plein la vue ou une bande sonore extrĂȘmement travaillĂ©e. Les plans aĂ©riens sont filmĂ©s avec maestria, faisant ressentir vitesse et adrĂ©naline quel crash sur Beverly Hills !. En plus de manier Ă merveille la photographie, Scorsese maĂźtrise parfaitement ses acteurs. Leonardo DiCaprio incarne Howard Hughes le contraire eut Ă©tĂ© malheureux, Ă©tant lui-mĂȘme l'instigateur du film de toute sa classe, son exubĂ©rance et ses nĂ©vroses. A cĂŽtĂ©, seule Cate Blanchett arrive Ă tirer son Ă©pingle du jeu par son interprĂ©tation de Katharine Hepburn, les autres ayant un rĂŽle trop mineur. Les personnages gravitant autour de Howard Hughes ont une fonction beaucoup trop figurative. Le si riche casting annoncĂ© est bien rĂ©el mais un peu truquĂ©, LĂ©onardo DiCaprio trustant quasiment l'ensemble du film. Alec Baldwin est sous-exploitĂ© tout comme Kate Beckinsale dont la prĂ©sence n'est justifiĂ©e que par sa sublime beautĂ©. En fait, ce qui dĂ©range est la construction de l'histoire. TrĂšs chronologique, le film ne marque que rarement le temps Ă©coulĂ© entre deux scĂšnes et l'on a parfois du mal Ă connaĂźtre la durĂ©e de l'ellipse 2 jours, 6 mois, 5 ans, c'est trĂšs vague. Cette impression est renforcĂ©e par des problĂšmes de raccord. Tout ne s'enchaĂźne pas logiquement, des scĂšnes tombent un peu n'importe comment et le fait que DiCaprio conserve plus ou moins la mĂȘme tĂȘte au long du film n'arrange rien. De plus, le scĂ©nario n'aborde pas toute sa vie, seulement une vingtaine d'annĂ©es, en se permettant d'occulter quelques Ă©vĂ©nements louches et de passer vite fait des points importants. La fin de sa vie, pourtant le plus intĂ©ressant 10 ans passĂ©s nu et seul dans sa chambre d'hĂŽtel, manque Ă©galement. Finalement, on a l'impression de pouvoir en voir autant en deux heures qu'en six, que le film aurait pu ĂȘtre coupĂ© ou rallongĂ© sans que cela change grand-chose. Scorsese impose un bon rythme et une intensitĂ© soutenue mais insiste tellement sur certains passages qu'il aurait pu supprimer des scĂšnes ou en rajouter Ă foison sans modifications majeures. Aviator est une brillante biographie d'un personnage fascinant et profondĂ©ment complexe. Scorsese met tout son art Ă son service et rĂ©alise lĂ un film haut en panache. Cela dit, on manque de recul sur Howard Hughes. De nombreuses annĂ©es de sa vie ont Ă©tĂ© Ă©cartĂ©es ainsi que certains de ses sombres desseins accomplis. Sa vision n'est que partielle et le film aurait Ă©tĂ© plus clair avec d'avantage de dĂ©tachement mĂȘme si cela aurait sĂ»rement jouĂ© sur l'intensitĂ© du personnage.ï»żLesmeilleurs films de Leonardo DiCaprio. Fin 2021, Leonardo DiCaprio connaĂźt un Ă©niĂšme succĂšs avec Don't Look Up. Impossible, ces 25 derniĂšres annĂ©es, d'ĂȘtre passĂ© Ă cĂŽtĂ© de cet acteur qui, Ă la surprise gĂ©nĂ©rale, a longtemps couru aprĂšs un Oscar. Retour sur les grands films qui ont marquĂ© son extraordinaire carriĂšre.