Accueil DĂ©couvrez toutes nos Ă©tudes A la lanterne ! Discours de la Lanterne aux Parisiens. Pendaison de Joseph-François Foulon Ă l'angle de la rue du Mouton et de la place de GrĂšve, le 22 juillet 1789 Le GĂ©nĂ©ral Dalton poursuivi par les rĂ©verbĂšres patriotiques. Louis XVI et Marie-Antoinette Ă la lanterne. Discours de la Lanterne aux Parisiens. Date de crĂ©ation 1789 Date reprĂ©sentĂ©e 1789 Discours de la lanterne aux parisiens, le Procureur GĂ©nĂ©ral portant la du Discours de la Lanterne aux Parisiens par Camille Desmoulins. Pendaison de Joseph-François Foulon Ă l'angle de la rue du Mouton et de la place de GrĂšve, le 22 juillet 1789 Date de crĂ©ation 1789 Date reprĂ©sentĂ©e 22 juillet 1789 Dessinateur Jean-Louis Prieur. Graveur Pierre-Gabriel Berthault. SĂ©rie des Tableaux historiques de la RĂ©volution française 21e tableau. Le GĂ©nĂ©ral Dalton poursuivi par les rĂ©verbĂšres patriotiques. Date de crĂ©ation 1790 Date reprĂ©sentĂ©e 1790 PubliĂ© dans RĂ©volutions de France et de Brabant Tome 2 p 48 v° N° 15 Louis XVI et Marie-Antoinette Ă la lanterne. Le Traitre Louis XVI, gravure, chez Villeneuve H. 25,5 x L. 19,5 cm Sur le rĂ©verbĂšre Cette suspension vaut bien une dĂ©chĂ©ance. En titre et lĂ©gende Le Traitre Louis XVI voĂŒe au mĂ©pris et a l'Ă©xĂ©cration de la nation française dans sa posteritĂ© la plus reculĂ©e le 10 aoust 1792 Ă©toit encore plus affreux que le 24 aoust 1572, et Louis XVI, bien autrement monstre que Charles IX... La PanthĂšre autrichienne, gravure, chez Villeneuve H. 29 x L. 20 cm La PanthĂšre autrichienne vouĂ© au mĂ©pris et Ă l'exĂ©cration de la nation française dans sa postĂ©ritĂ© la plus reculĂ©e cette affreuse Messaline, fruit dr'un des plus licencieux concubinage, est composĂ©e de matiĂšre hĂ©tĂ©rogĂšne, fabriquĂ©e de plusieurs races, en partie lorraine, allemande, autrichienne, bohĂȘmienne, etc. © PhotothĂšque des MusĂ©es de la Ville de Paris - Louis XVI ClichĂ© Lafermann / Marie-Antoinnette ClichĂ© Ladet G 623065 / G 623064 Date de publication mai 2005 Auteur Luce-Marie ALBIGĂS La montĂ©e de la violence en juillet 1789 Le renvoi de Necker par le roi, en juillet 1789, apparaĂźt dans le contexte angoissĂ© et agitĂ© de la capitale comme le signal de la banqueroute et de la contre-rĂ©volution. Il suscite la prise de la Bastille, le 14 juillet. Mais la Bastille nâest pas lâenjeu capital de la bataille. Les troubles gĂ©nĂ©ralisĂ©s rĂ©vĂšlent autant la menace vitale Ă©prouvĂ©e par la communautĂ© pour son existence que lâaffaiblissement de lâĂtat car, jusquâici, sa puissance sâaffirmait par sa capacitĂ© Ă sâassurer du monopole de lâexercice de la violence. RenaĂźt alors une archaĂŻque tradition du massacre ; il suffit que circule une rumeur de complot, imaginaire ou rĂ©el, et la foule sâenflamme pour punir les coupables », de façon prĂ©ventive. Le 22 juillet, Foulon de DouĂ©, qui a remplacĂ© Necker aux Finances, et lâintendant de Paris Bertier de Sauvigny, son gendre, sont recherchĂ©s, lynchĂ©s et pendus par la foule Ă une lanterne place de GrĂšve, car ils passent pour les agents dâune politique contre-rĂ©volutionnaire. Des pamphlets anonymes attisent ces mouvements populaires et poussent Ă une justice expĂ©ditive. La terreur qui se rĂ©pand est due aux foules, mais nâest pas encore Ă cette date le fait des militants rĂ©volutionnaires. LâAssemblĂ©e constituante, bien loin dâentrer dans les vues du peuple, agit comme un frein aux exactions. Câest seulement Ă partir du dĂ©but de 1791 que cette pratique populaire sera reprise par les Ă©chelons infĂ©rieurs du pouvoir, qui sâen approprieront les mĂ©thodes pour briser les oppositions. La lanterne, symbole de la justice populaire Discours de la Lanterne aux Parisiens Camille Desmoulins 1760-1794, qui a appelĂ© Ă lâinsurrection du 12 juillet 1789 au Palais-Royal, relance sa popularitĂ© grĂące au Discours de la Lanterne aux Parisiens, pamphlet paru peu aprĂšs lâexĂ©cution sommaire de Foulon et de Bertier de Sauvigny 22 juillet. DĂšs la premiĂšre page, une gravure le met en scĂšne sous le surnom de Procureur GĂ©nĂ©ral de la Lanterne ». EntourĂ© dâun auditoire attentif et paisible de Parisiens de toutes conditions, il sâadresse Ă cette fatale lanterne. SituĂ©e sur la place de GrĂšve, en face de lâHĂŽtel de Ville, elle est simplement placĂ©e au-dessus dâun buste de Louis XIV, Ă lâangle dâune boutique dâĂ©picier-droguiste, fabricant de chocolat. Le rĂ©verbĂšre ayant Ă©tĂ© enlevĂ©, il ne reste que la branche de fer au-dessous de laquelle les Ă©meutiers ont traĂźnĂ© en hurlant les hommes quâils voulaient pendre. Le cri lugubre Ă la lanterne ! » date de ces exĂ©cutions sommaires. Lâaimable mise en scĂšne de la gravure qui encense la lanterne comme symbole bĂ©nĂ©fique de la justice populaire expĂ©ditive va de pair avec le sinistre projet du Discours justifier dans un Ă©crit le lynchage par la populace. Le pamphlet enfile les apostrophes ironiques et brillantes en les justifiant a posteriori par un complot douteux et par lâefficacitĂ© de lâaction. Desmoulins sympathise non seulement avec lâenthousiasme, mais aussi avec la violence et la cruautĂ© des foules parisiennes, et rend un abominable hommage Ă leurs excĂšs. DâemblĂ©e lâĂ©pigraphe affiche son humour irrĂ©sistible le verset bien connu de lâĂvangile selon Jean celui qui fait le mal hait la lumiĂšre » III, 20 â attribuĂ© par dĂ©rision Ă saint Matthieu â est pourvu dâune traduction iconoclaste Les fripons ne veulent point de lanterne. » Brocarder la religion est dans lâair du temps, face Ă la puissance lĂ©zardĂ©e de lâĂglise. BientĂŽt le peuple investira les anciens couvents et les Ă©glises dĂ©saffectĂ©es pour y crĂ©er des clubs et des sections de quartier. Le supplice de Foulon, dâaprĂšs Jean-Louis Prieur Le dessin de Prieur rĂ©vĂšle la rĂ©alitĂ© de lâĂ©vĂ©nement. Sâil ne fait pas grand cas du supplice de Foulon montrĂ© de loin, la charge de colĂšre et de vengeance qui mĂšne lâimmense foule exalte une libertĂ© sauvage, imprĂ©visible et dangereuse. Rares sont les Ćuvres qui dĂ©crivent sur le vif les foules rĂ©volutionnaires et les formes ritualisĂ©es que sâapproprie la justice populaire. Cette premiĂšre pendaison Ă la lanterne a lieu place de GrĂšve, devant lâHĂŽtel de Ville, dans le cadre oĂč se sont dĂ©roulĂ©s pendant des siĂšcles les supplices prononcĂ©s par la justice royale. Ce passĂ© dramatique donne sens sous la RĂ©volution Ă ce lieu dâoĂč partent, ou vers lequel convergent, les grands mouvements sacrificiels tendant Ă signifier la suprĂ©matie de la masse contre les corps constituĂ©s et les lois. Le gĂ©nĂ©ral Dalton poursuivi par les rĂ©verbĂšres patriotiques Desmoulins lance, en novembre 1789, Les RĂ©volutions de France et de Brabant, journal qui doit rĂ©pandre les idĂ©es nouvelles au-delĂ des frontiĂšres, dans le Brabant, LiĂšge et les pays Ă©trangers qui, Ă lâexemple de la France, arborant la cocarde et demandant une assemblĂ©e nationale, mĂ©riteront dâoccuper une place dans nos feuilles ». Ă cĂŽtĂ© du lion, emblĂšme du Brabant Ă peu prĂšs la Belgique actuelle, le gĂ©nĂ©ral Richard Dalton 1715-1790, responsable de massacres, est poursuivi par les rĂ©verbĂšres patriotiques. LâidĂ©e de la suprĂ©matie de la justice populaire expĂ©ditive circule sous le symbole de la lanterne. Desmoulins en fait le leitmotiv de son journal, et ce sera bientĂŽt le plus rĂ©pandu des symboles rĂ©volutionnaires un rappel ironique, provocateur et menaçant de la vigilance du peuple. Louis XVI et Marie-Antoinette Ă la lanterne AprĂšs la suspension du roi, le 10 aoĂ»t 1792, paraissent chez Villeneuve deux gravures qui montrent les tĂȘtes de Louis XVI et de Marie-Antoinette suspendues dans des lanternes. La guillotine fonctionne depuis le 25 avril 1792, mais si la pendaison nâa plus cours, le symbole de la lanterne signifie sans Ă©quivoque la condamnation Ă mort pour les souverains. Cette suspension vaut bien une dĂ©chĂ©ance », ironise la gravure de Louis XVI ; celle de Marie-Antoinette la couvre dâinsultes, lâassimilant Ă Messaline et Ă une MĂ©dicis dans des termes proches de son acte dâaccusation 12 octobre 1793. Former lâesprit public ou flatter lâopinion ? En juillet 1789, le sentiment populaire est que le pouvoir politique doit voir clair, ĂȘtre vigilant, dĂ©masquer les traĂźtres et les punir. Desmoulins a su lui donner avec la lanterne un symbole qui correspond bien au rĂŽle nouveau que doit assumer la nation Ă lâaube de la RĂ©volution. Brillant journaliste et pamphlĂ©taire, il est dĂ©sireux de fondre lâopinion hĂ©sitante en un esprit public. EspĂšre-t-il concilier la RĂ©volution du peuple, qui prend alors la forme dâĂ -coups sauvages, dâindiscipline et dâexĂ©cutions de rue, avec celle que la classe intellectuelle mĂšne selon les Ă©vidences de la raison ? Desmoulins, qui appellera Ă la clĂ©mence en 1794, ne montre aucune pitiĂ© en 1789 mais flatte bassement ceux qui lâont rendu cĂ©lĂšbre, sans peut-ĂȘtre en mesurer les consĂ©quences. Robespierre lâa dĂ©crit comme un composĂ© bizarre de vĂ©ritĂ©s et de mensonges, de politique et dâabsurditĂ©s, de vues saines et de projets chimĂ©riques et particuliers ». Daniel ARASSE, La Guillotine et lâimaginaire de la Terreur, Paris, Flammarion, 1987. Jean-Paul BERTAUD, La Presse et le pouvoir de Louis XIII Ă NapolĂ©on Ier, Paris, Perrin, 2000. Patrice GUENIFFEY, La Politique de la terreur. Essai sur la violence rĂ©volutionnaire, 1789-1939, Paris, Fayard, 2000. Luce-Marie ALBIGĂS, A la lanterne ! », Histoire par l'image [en ligne], consultĂ© le 23/08/2022. URL Albums liĂ©s DĂ©couvrez nos Ă©tudes Le don patriotique des femmes sous la RĂ©volution Le 7 septembre 1789, un groupe de onze femmes se prĂ©sente devant les membres de lâAssemblĂ©e nationale pour faire don Ă la nation dâune cassette⊠Portrait du pĂšre GĂ©rard RĂ©unis Ă Versailles le 5 mai 1789 dans le cadre des Ă©tats gĂ©nĂ©raux, les dĂ©putĂ©s du tiers Ă©tat se dĂ©clarent AssemblĂ©e nationale constituante le 9⊠Retour de Varennes Ă Paris AprĂšs Varennes Louis XVI est ramenĂ© Ă Paris, sur ordre de lâAssemblĂ©e nationale, le 25 juin 1791, aprĂšs avoir tentĂ© de fuir Ă lâĂ©tranger. Le⊠Un pamphlet contre l'aristocratie La hantise du complot aristocratiqueEn 1789, un mĂ©contentement gĂ©nĂ©ral contre la rĂ©action seigneuriale sâajoute Ă la vive effervescence dĂ©clenchĂ©e⊠La formation des dĂ©partements Les bases du nouveau dĂ©coupage administratif A diffĂ©rentes reprises au XVIIIe siĂšcle, il avait Ă©tĂ© question de remĂ©dier Ă la⊠A la lanterne ! 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LaGuillotine et l'imaginaire de la Terreur de Arasse, Daniel sur ISBN 10 : 2081246910 - ISBN 13 : 9782081246911 - FLAMMARION - 2010 - Couverture souple
DĂ©couvrezsur photographique de Daniel Arasse - ThĂ©ories et pratiques d'un regard par Pauline Martin - Ăditeur Fage Editions - Librairie Decitre
ARASSEDaniel - La guillotine et l'imaginaire âARASSE Daniel â âLa guillotine et l'imaginaire de la Terreur â From same author All books of this bookseller 1 book(s) with the same title PDF âFlammarion, 1987, in-8 br., 213 p., 1Ăšre Ă©dition, cahier central de 16 planches de gravures d'Ă©poque, nom manuscrit au verso du plat sup., trĂšs bon Ă©tat. â Reference : QWA-12934
Intervenantici sur lâinvention de la perspective au cours de la Renaissance italienne, le regrettĂ© Daniel Arasse â auteur notamment de lâimportant ouvrage La Guillotine et lâimaginaire de la Terreur â se rĂ©vĂšle un merveilleux guide pour quiconque souhaitant sâinitier Ă cette discipline dont les intĂ©rĂȘts se juxtaposent parfois Ă ceux de lâhistoire, toute Ă©poque confondue
LaGuillotine et l'imaginaire de la Terreur BrochĂ© â Livre grand format, 8 janvier 1992 de Daniel Arasse (Auteur) âș Consulter la page Daniel Arasse d'Amazon Trouver tous les livres, en savoir plus sur l'auteur. Voir rĂ©sultats de recherchepour cet auteur Daniel Arasse(Auteur) 4,7 sur 5 Ă©toiles3 Ă©valuations
Allerplus loin Ă propos de la mort de Louis XVI: ARASSE, Daniel, La guillotine et lâimaginaire de la Terreur, Paris, Flammarion, 1987. DE BAECQUE, Antoine, « Le dernier jour de Louis XVI », in Les Collections de lâHistoire, octobre-dĂ©cembre 2004, n° 25, pp. 60-63.
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DanielArasse, La guillotine et l'imaginaire de la Terreur. Paris, Flammarion, coll. "Champs", 2010. 283 p. - 11 ⏠ISBN : 91-1 Pourquoi la guillotine est-elle abominable ? Et de quoi au juste a-t-on horreur ? Pour rĂ©pondre, il a paru fructueux d'interroger cette peur Ă sa source mĂȘme, au moment oĂč, Ă peine nĂ©e, la machine
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