MaîtreGérard CLAUS, liquidateur 644602400 644613300 Par arrêté municipal du 22 janvier 2015, il sera procédé à une enquête publique sur le projet de modification nº 2 du Plan Local d'Urbanisme pour une durée de 32 jours consécutifs, du lundi 23 janvier 2015 au jeudi 26 mars 2015 inclus. La caractéristique principale du projet est : -L'actualisation de la zone inondable du
Je m'appelle Angélique et j'ai 26 ans. Ne vous fiez pas à mon regard innocent ou à mon sourire candide, je n'ai rien d'un ange bien au contraire. Physiquement je n’ai pas envie de me vanter mais je sais que je suis "bonne". Métisse exotique, j’ai une peau caramel et le regard envoûtant des filles des îles. Pourvue d’une silhouette mince, j’ai la chance d’avoir un cul rebondi et charnu et une poitrine un an je vis en concubinage avec Vincent. Entre nous les choses se passent bien mais la vie réserve parfois de drôles de surprises et rien n’est plus dur que de lutter contre la tentation... Vincent qui est très proche de sa famille passe la majeure partie de son temps libre auprès de ses parents. Je travaille dans un commerce à Bruxelles et même le samedi soir lorsque je ferme la boutique pour rentrer chez moi je dois d’abord passer chez ma belle-mère pour le rejoindre. Ses parents sont des gens force de les fréquenter des liens solides se sont créer entre nous, mais peut-être pas ceux auxquels vous pensez, car si la maman de Vincent est une femme du genre puritain, son père en revanche est un coureur de jupons. A 48 ans c’est un homme athlétique qui prend soin de lui, drôle et charmant. Depuis le début de ma rencontre avec son fils, quand je croise le regard du père une sorte de magnétisme nous attire l’un vers l’autre. J’ai bien conscience qu’il est le père de mon petit ami pourtant nous sommes devenus amants depuis les grandes vacances. Nous avons eu depuis de nombreux rapports sexuels très chauds et pour être franche, le père me baise cent fois mieux que le première fois, c’était en août dans les douches d’un camping. Nous avions voyagé en avec eux et pendant que mère et fils faisaient les courses au village et que mon beau-père André réparait un rétro viseur, j’en ai profité pour aller prendre une bonne douche. André est venu me rejoindre et a tapé discrètement pour me demander de me dépêcher aucune cabine était libre. J’ai alors ouvert la porte de la mienne à poil en lui disant d’un ton effronté une phrase comme viens partager la mienne si tu veux… »Pas de perte de temps inutile, depuis des mois que nous échangions des regards de connivence, clins d’œil, frôlements de corps en tout genre je savais qu’il avait très envie de me sauter. L’eau continuait à couler pendant qu’on s’est embrassé pour très vite m’agenouiller et lui tailler une pipe désirée depuis si longtemps. Sa bouche s’est emparée de mon clito et c’est, plaquée contre le mur de la douche, que j’ai connu mon premier orgasme avec mon beau-père. Mais ça c’était rien comparé à la levrette qu’on s’est tapé, moi à quatre pattes sur le carrelage, seins ballotant en tous sens, et lui armé de sa bite au gland ressortit comme jamais, qui martelait ma chatte à chaque coup de bite enfoncé profondément dans mon vagin jours plus tard, il m’a glissé un mot en douce pour qu’on remette ça. J’ai attendu que Vincent s’endorme profondément et suis allée le rejoindre dans le bois qui longeait l’aire de repos. Cette fois c’est à ma petite porte de derrière qu’il s’est attaqué et pas qu’un peu… C’est la deuxième fois que je me retrouvais à quatre pattes devant lui, aucune pudeur en moi, juste une envie forte de me faire lécher et prendre. Jamais un homme ne s’était aventuré dans mon tout petit alors sentir la langue d’André jouait avec ma minuscule rondelle pour tenter de la pénétrer m’a rendue dingue. Mon corps était pris de spasmes incontrôlables et je me régalais de sa langue qui léchait ma raie et qui s’enfonçait plus loin mains ne lâchaient pas mes nénés qu’il pétrissait en faisant ressortir les bouts durs. Pour la première aussi je me suis faite enculée ici même contre un arbre et j’ai crié si fort qu’il a été forcé de me plaquer une main sur la bouche. Cela m’a brulé une trentaine de secondes et ensuite c’était un peu spécial comparé à devant, étrange peut être aussi mais j’ai ressentis un plaisir d’une rare intensité bref depuis j’adore la n’est jamais à court d’idées lorsqu’il s’agit de me baiser une fois nous avons utilisé les toilettes d’une pompe à essence, une autre fois sous un hall d’entrée désert, et pas plus tard que vendredi je l’ai branlé à l’avant de son automobile pendant qu’on attendait son fils… En tout cas, j’espère notre petit manège restera secret le plus longtemps possible car j’adore me taper mon beau-père. Leréalisateur italien Pier Paolo Pasolini a trempé dans une affaire de détournement de mineurs à l’âge de 27 ans, et a fini par être assassiné par les voyous banlieusards qui l’attiraient tant : « Pasolini développait de vraies amitiés avec ses garçons : il jouait au foot avec eux, fait des virées nocturnes avec eux, danse et va à la plage avec eux.
Onglets livre Résumé Fiévreux, inattendu, exaltant, un labyrinthe d'émotions où les certitudes d'une page ne sont jamais celles de la suivante. " Le maître français du suspense " The New York Times , USA " Un romancier hors norme " France Info " Le Roi du noir européen " La Reppublica , Italie " Un phénomène " El Mundo , Espagne Détails Partager via Facebook Partager via Twitter Partager via Pinterest Partager par Mail Imprimer la page Avis des lecteurs
Publishingplatform for digital magazines, interactive publications and online catalogs. Convert documents to beautiful publications and share them worldwide. Title: TCSH du 21 Juin 21 N°1625, Author: BAUER MEDIA REGIE, Length: 136 pages, Published: 2021-06-21 404 Not Found The requested URL was not found on this server. Pourciter une célèbre marque : venez comme vous êtes! Mais attention, Scandale n’est jamais bien loin pour dévoiler les secrets que vous cachez. voir plus de pré-liens. event en cours C'est le festival du poisson à Klamath Falls ! Concours de pêche, et activités diverses sont proposées aux visiteurs de l'évènement, qui chaque année, connait un franc succès. Participez donc au Video player “J’étais le confident d’une dame qui était la petite amie de Gadji Céli. Mais sa relation avec Gadji Céli battait à chaque fois de l’aile. La fille se confiait beaucoup à moi. Elle m’expliquait ce que Gadji lui faisait traverser. Je ne faisais que la réconforter. Gadji et moi, étions à cette période, de très bons amis, j’ai voulu donc arranger sa relation avec sa copine. J’ai plusieurs fois attiré l’attention de Gadji Celi sur sa relation avec la fille. Cela, pour qu’il revoie son comportement. Il promettait de changer mais ne le faisait pas. De confidences en confidences, la fille et moi nous nous sommes rapprochés. Une idylle amoureuse a suivi. Elle est même tombée enceinte. Aujourd’hui, elle vit en Europe avec notre enfant. Dieu me permet de tomber sur des personnes de ce genre. Peut-être que si nos chemins ne s’étaient pas croisés, elle n’aurait pas eu d’enfant. Car notre enfant est le seul qu’elle ait pu avoir à ce jour.”Jette un coup d'oeil 👇 - Cliquer ici pour les autres groupes👆 A PROPOS DU REDACTEURLa redaction Plus de ces articles Depuis 7 ans, nous nous attelons à vous offrir une information de qualité sans parti pris. Téléchargezces Photo premium sur Viens Dans Mes Bras. Femme Angélique Souriante Avec Une Coiffure Afro En Pull Vert De Style Décontracté Et Nimb Au-dessus De La Tête En Tendant Les
J'ai l'impression qu'une fille de presque 27 ans me fait du rentre dedans. Sachant que je viens d'en avoir 23, ça passe ? ça passe ?OSEF BORDEL Ca dépend de toi, d'elle, de vos pas règles. non reste puceau c'est préférable je veux bien son contact par contre, elle habite où ? Le 02 août 2020 à 173909 Danette_Scully a écrit ça passe ?OSEF BORDEL Ca dépend de toi, d'elle, de vos pas fait, ce qui me perturbe, c'est qu'elle est plus vieille que ma grande sœur Le 02 août 2020 à 173936 CUCKIERMAN7 a écrit non reste puceau c'est préférable je veux bien son contact par contre, elle habite où ?Je ne suis plus puceau Faut vraiment être débile pour se poser ce genre de questions désolé mais 23-27 c’est que dalle comme différence, j’ai déjà couché avec des femmes de plus de 35 ans c’est rien ... Le 02 août 2020 à 173930 JeanMarieRicard a écrit c'est une déchette ?Non Je vais me mettre en couple avec une meuf qui va avoir 29 alors que je vais en voir 24 perso et ça me gène pasEdit Par contre, va pas falloir trop tarder pour les gosses si ça fonctionne entre vous, pareil pour moi Message édité le 02 août 2020 à 174215 par Izanagi27 C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait la meilleure tambouille Le 02 août 2020 à 174111 merciLIDL a écrit C'est dans les vieilles casseroles qu'on fait la meilleure tambouille Vu comme ça Ça passe large, mon pote est sorti avec une femme de 30 ans alors qu'il en avait 18. Franchement ça passe hein. J'ai 24 ans et ma copine 28 Le 02 août 2020 à 174108 Izanagi27 a écrit Je vais me mettre en couple avec une meuf qui va avoir 29 alors que je vais en voir 24 perso et ça me gène pasGG khey Le 02 août 2020 à 174135 7orion a écrit Ça passe large, mon pote est sorti avec une femme de 30 ans alors qu'il en avait 18. Ahi Il est chou l'auteur Bah oui ça passe bordel, pourquoi tu demandes ? Le 02 août 2020 à 174135 VitreousHumor a écrit Franchement ça passe hein. J'ai 24 ans et ma copine 28 Vu comme ça, effectivement Mon dieu 5 ans de différence c'est un scandale Putain l'op réfléchir c'est une option chez toi Victime de harcèlement en ligne comment réagir ?
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ForumsDiversLe Bar de la TaverneVous faire chopper au lit avec une autre fille par votre copine... Publié par Seiyar Rassure toi tu es normal. Rapelle toi juste que tu es sur un forum, de jeux qui plus est. Ce qui signifie qu'une grande partie des gens qui répondent - Ont 14 ans - N'ont jamais touché une fille - Veulent faire genre on est des mecs super, vous avez vu les filles, mais qui s'ils avaient la moindre chance de baiser à droite à gauche, le ferait sans hésiter ce qui n'est pas possible puisqu'ils ont 14 ans, sont timides à la limite de l'autisme, et n'ont aucune expérience avec les femmes Les autres, ce sont des femmes et des gens casés depuis 50 ans. Elle est plutôt pas mal celle-la. 05/06/2006, 16h51 Publié par Toglog a propos du "fake rp" ou je sais pas quoi ya t'il une âme charitable qui pourrait m'expliquer j'ai toujours pas compris le principe? et j'avoue etre tout se qui ya de réellement con sans rp ni accessoires sur un forum ou tes de toute façon un anonyme.. etre un abruti ou faire semblant d'en etre un ça change quoi au juste ? C'est plus facile d'etre inteligent et de faire passer pour un con que l'inverse d Sinon pour le sujet principale , je pense que tout a etait dis. C'est mal . 05/06/2006, 16h57 Tu te fait choper en train de tromper ta meuf, et la seule seule chose qui te vient a l'idée, venir le dire sur JoL ? o fake. Ou si c'est vrai, tu ment dans le sujet, t'en a rien a foutre de l'avoir fait souffrir ' 05/06/2006, 16h58 Je n'ai jamais été pris, et je n'ai jamais trompé encore 05/06/2006, 16h59 En fait après avoir lu tous les posts bidon avec et ça m'ennerve profondement les joliens sont des noobs sans expérience de la vie, ils ont 14ans et on jamais touché de fille, blablabla et donc c'est pour ça qu'ils disent etre fidele. Moi je dirai que justement ici, on est sur un forum de jeux et que la majorité des gros con qui sortent des absudités pareils sur "c'est normal de tromper sa copine", sont exactement le meme genre de connard qui passe leur vie dans leur jeux videos car ils sont trop egoiste pour sacrifier leur temps et leur personne pour faire durer un couple. Et oui pour garder une fille faut faire des efforts et le geek de base il a pas le temps pour ça. On se retrouve donc avec un majorité de gros macho qui trouve que c'est normal d'etre infidele car ils ne pensent qu'a eux et qui en plus disent que c'est les gens fidèles qui sont des gros imbeciles ?? Non mais c'est quoi c'te mentalité, si t'es fidele t'es une merde ou alors vous faites passer ça sur de la noob attitude !? Heureusement que les gens sont pas tous aussi cons que certains, sinon notre société qui est deja bien merdique le serait encore plus. 05/06/2006, 17h01 Publié par Mokka Elle te l'a pas rendue la place ? La saaaaaalllooooooooooooooooooooooooooope ! j'avoue elle casse et elle garde la place, faut pas deconner ! t'as payé pour rien ! moi je recup les cadeaux de mes ex pour donner au nouvelles c'est economique ! 05/06/2006, 17h02 Je constate que les joliens sont formidables !!! Aucunx d'eux n'as jamais trompé ou même pensé à tromper son/sa partenaire. Vous en avez pas eu la possibilité ou vous n'avez pas de partenaire ? Faut arreter un peu, il as trompé sa copine c'est pas la fin du monde, elle trouvera un autre mec et lui une autre meuf 05/06/2006, 17h02 ou alors la recuperer ca arrive aussi j'ai des amis qui ont cassé 8 fois comme ca et je prevoie une 9eme qui inc ~~ 05/06/2006, 17h05 Publié par Toglog sur un forum ou tes de toute façon un anonyme.. etre un abruti ou faire semblant d'en etre un ça change quoi au juste ? Pour la beauté du geste. N'ayons pas peur des mots, c'est une forme d'expression artistique. Publié par Teysa, scion d'Orzho Vu que t'es célib maintenant et que t'as une place en trop, ça te tente pas qu'on y aille ensemble ? Tu nous as manquée, Fée de Saule ! 05/06/2006, 17h10 Publié par Hopele$S Je constate que les joliens sont formidables !!! Aucunx d'eux n'as jamais trompé ou même pensé à tromper son/sa partenaire. Vous en avez pas eu la possibilité ou vous n'avez pas de partenaire ? Faut arreter un peu, il as trompé sa copine c'est pas la fin du monde, elle trouvera un autre mec et lui une autre meuf Oui, et les veuves qui perdent leur maris à la guerre en trouverons un autre, et les parents à qui on apprend que leur gosse de 9 ans s'est faites kidnappé et violé, osef, ils feront un autre enfant. avec ta façon de penser on refait le monde tu sait. Je prend des cas extrême j'avoue mais c'est le même principe, tu connait pas les proportiosn que représenté leur "couple", si couple il y avait. 05/06/2006, 17h16 En tout cas je ne viendrais pas poster sur JoL dans l'heure, autre chose à faire. soit essayer de gérer la crise avec la "copine" si on peut appeler ça comme ça vu les circonstances soit terminer ce que j'avais à faire avec l'autre 05/06/2006, 17h27 Hin hin ! Pull réussi . Pour l'expérience du miroir et de la conscience, oui j'avais lu ça il y a longtemps, mais je ne suis pas suffisamment versé dans ce domaine pour émettre une opinion pertinente quant à celle-ci. J'ai Biologie de la conscience de G. Edelman qui m'attend à deux mètres, le problème est qu'il est sous une pile d'autres livres à lire avant lui . Pour revenir au sujet, je suis curieux de connaître la réaction du père. Je me demande si, à sa place, j'aurais arraché les noix d'un type ayant ce genre de comportement envers ma descendance . Et l'auteur du sujet avouera-t-il que toute cette discussion n'est rien d'autre qu'un mythe pas drôle ? 05/06/2006, 17h27 Et ben. 05/06/2006, 17h29 Publié par Niji blablabla Bon, la miss veut que je défende la Fidélité ... Publié par Hopele$S Vous en avez pas eu la possibilité ou vous n'avez pas de partenaire ? Faut arreter un peu, il as trompé sa copine c'est pas la fin du monde, elle trouvera un autre mec et lui une autre meuf Génial. Bel Exemple. Déjà les gens fidèles le sont parce qu'ils sont amoureux, pas pare qu'ils ont pas d'occasions Quand on est amoureux vraiment hein, pas être avec qq un pour satisfaire sa libido oO on respecte la personne, on veut pas lui faire de mal et on tient ses promesses si on en fait Evidemment, si on trompe, qui lui dira ? Hop, un tit coup, et c'est fini. Bah c'est pas si simple, toujours dans le cas du vrai Amour, on a envi de pouvoir continuer de regarder l'autre dans les yeux, sans rien cacher et de ne pas la faire souffrir ... Pour moi, l'infidélité c'est quand on aime pas, ou quand on est jeune, enfin, voilà. Ou un accident qu'on ira révéler après. Bon, j'ai oublié des truc en route Mais en gros c'est ça. 05/06/2006, 17h29 Publié par Nao. Oui, et les veuves qui perdent leur maris à la guerre en trouverons un autre, et les parents à qui on apprend que leur gosse de 9 ans s'est faites kidnappé et violé, osef, ils feront un autre enfant. ça n'as absolument aucun rapport. JoL n'es pas représentatif de la misère dans le monde parcontre c'est l'ambassade du hs Publié par nao. avec ta façon de penser on refait le monde tu sait. Je prend des cas extrême j'avoue mais c'est le même principe, tu connait pas les proportiosn que représenté leur "couple", si couple il y avait. Le problème que j'ai souligné c'est pas son couple mais bel et bien la mentalité qui reigne ici => on te montre du doigt et on te crache dessus en te jurant qu'on est des sains et que jamais on n'as fait offense à personne... Faut arreter de se branler sur son imaginaire et commencer à se remettre en question preuve d'ouverture d'esprit 05/06/2006, 17h31 Publié par Exsama C'est plus facile d'etre inteligent et de faire passer pour un con que l'inverse d Sinon pour le sujet principale , je pense que tout a etait dis. C'est mal . sauf que non au bout du compte perdre son temp a ça c démontrer indirectement et sans l'ombre d'un doute qu'on est effectivement un abruti mais cynique de surcroit genre ici entre le type un peu naif et tres egoiste qui raconte comment il c'est fait grillé par sa reguliere et le type qui invente cette histoire juste pour lire les inévitables reactions outré... en fait.. le plus abruti ça serait le numero 2 ya personne de "dupé" faut etre a peu pres aussi neuneu pour avoir vecu cette histoire que pour l'inventer. donc moi je vote histoire vrais j'ai foi envers les joliens je suis sur quil ya plus de gens infidèles parmi nous que de gens idiots... hum 05/06/2006, 17h36 En même temps, c'est ta vie, c'est ta copine. A part faire un joli pull au troll et recevoir le jugement moral d'une foule qui ne te connait ni d'adam ni d'eve, je vois pas ce que ça t'apporte de poster ce genre de choses ici. Ce que tu lui fais ou pas perso je m'en fou, c'est à elle de te foutre une beigne, pas à nous. 05/06/2006, 17h47 Publié par Niji En fait après avoir lu tous les posts bidon avec et ça m'ennerve profondement les joliens sont des noobs sans expérience de la vie, ils ont 14ans et on jamais touché de fille, blablabla et donc c'est pour ça qu'ils disent etre fidele. Moi je dirai que justement ici, on est sur un forum de jeux et que la majorité des gros con qui sortent des absudités pareils sur "c'est normal de tromper sa copine", sont exactement le meme genre de connard qui passe leur vie dans leur jeux videos car ils sont trop egoiste pour sacrifier leur temps et leur personne pour faire durer un couple. Et oui pour garder une fille faut faire des efforts et le geek de base il a pas le temps pour ça. On se retrouve donc avec un majorité de gros macho qui trouve que c'est normal d'etre infidele car ils ne pensent qu'a eux et qui en plus disent que c'est les gens fidèles qui sont des gros imbeciles ?? Non mais c'est quoi c'te mentalité, si t'es fidele t'es une merde ou alors vous faites passer ça sur de la noob attitude !? Heureusement que les gens sont pas tous aussi cons que certains, sinon notre société qui est deja bien merdique le serait encore plus. lol 05/06/2006, 17h48 Publié par Toglog donc moi je vote histoire vrais j'ai foi envers les joliens je suis sur quil ya plus de gens infidèles parmi nous que de gens idiots... hum Et comme moi je pense que les infidèles sont tous des idiots, alors je pense le contraire, plus d'idiot que d'infidèles. Attention, je parle d'idiot à la version large, sa peut être aussi grave que léger. 05/06/2006, 17h48 Publié par Hopele$S [...] Le problème que j'ai souligné c'est pas son couple mais bel et bien la mentalité qui reigne ici => on te montre du doigt et on te crache dessus en te jurant qu'on est des sains et que jamais on n'as fait offense à personne... Faut arreter de se branler sur son imaginaire et commencer à se remettre en question preuve d'ouverture d'esprit Et je dit pas que t'es dans le faux, au contraire, mais tout comme toi tu dit au autres d'arrêter de "on te montre du doigt et on te crache dessus en te jurant qu'on est des sains et que jamais on n'as fait offense à personne... ", moi je te dit qu'il faut pas le prendre positivement / imagine tu fait une gaffe un jour ce qui ne doit pas t'arriver si j'en juge ton "ouverture d'esprit" , et que tu aille en parler a quelqu'un c'est que t'en a besoin, c'est pas pour que tout le monde te réponde, "TKT mec, c'est pas grave ...", "t'inquiète ça arrive a tout le monde de faire des conneries ...", mais justement pour qu'on te "montre du doigt et on te crache dessus" histoire que tu prenne conscience et que tu, comme tu dit, "commencer à se remettre en question" je prend le cas ou t'a fait une connerie hein, pas une ptite boutade /. après jme doute bien que ceux qui réponde tout comme moi en on rien a foutre de l'histoire, ça permet de blâmer quelqu'un, d'avoir sont +1, et passer le temps. et user son clavier sa mayr / 05/06/2006, 17h57 mmh... c'est plus compliqué que ça je pense 05/06/2006, 17h58 hum j'ai dû rater quelque chose... Ta copine avais la clef de ton appart ou tu t'es levé pour lui ouvrir ? ça tourne pas rond ton histoire... 05/06/2006, 18h00 Publié par Susan Calvin En même temps, c'est ta vie, c'est ta copine. A part faire un joli pull au troll et recevoir le jugement moral d'une foule qui ne te connait ni d'adam ni d'eve, je vois pas ce que ça t'apporte de poster ce genre de choses ici. Ce que tu lui fais ou pas perso je m'en fou, c'est à elle de te foutre une beigne, pas à nous. Ca m'étonnes pas venant de toi oO Mais on peut dire que t'as raison Mais quand même, ça nous fait passer le temps 05/06/2006, 18h05 Madee tu peux aussi lire tout les posts comme tout le monde. Sinon Saint Thomas tu sux relativement aisément. Et pour ceux qui disent "Ouais c'est normal t'es jeune etc" faudrait penser que la copine si elle chiale elle l'aimait peut être un peu et la faire souffrir c'est assez crétin. Et même si quand on est jeune on a envie d'aller voir ailleurs et bien quitte a le faire autant l'expliquer a la copine je sais pas quoi. Ouais quand on est jeune on a des idées "volage" c'est sur, mais quitte a franchir le pas et faire souffrir quelqu'un c'est méchant. C'est débile. 05/06/2006, 18h06 Le plus con dans l'histoire est d'en parler sur jol 05/06/2006, 18h11 ForumsDiversLe Bar de la TaverneVous faire chopper au lit avec une autre fille par votre copine...

Téléchargezces Photo premium sur Viens Entre Mes Mains. Jolie Adolescente Angélique Avec Halo Sur La Tête étirant Les Bras Vers La Caméra Avec Un Sourire Aimable Et Amical, Allant 1Toutes les danseuses sont dressées sur leurs pointes comme des marguerites sur leur tige. La taille serrée dans un tutu immaculé, les cheveux tirés en chignon, elles s’avancent en lignes, vagues successives de filles blanches, jusqu’au devant de la scène avant de la remonter pour venir prendre place dans le tableau final. C’est ainsi que se déroule le défilé du corps de ballet de l’Opéra de Paris. Y assistent chaque année les fillettes qui se sont inscrites à un cours de danse, leurs professeurs et leurs parents. La plupart viennent de Paris et de sa banlieue, certaines se sont déplacées depuis la province pour assister à ce spectacle. L’image qu’il donne est à la fois étrange et familière. Tout le monde a vu ces filles en tutu blanc, au maintien impeccable, au corps filiforme qui semblent tisser une broderie invisible telles des aiguilles mécaniques. Bien des fillettes rêvent de faire un jour partie de ces ballets. Beaucoup participeront, au moins, au gala de fin d’année de leur école. Car il semble, en effet, que la danse classique, dans notre société, soit un passage obligé pour les filles. Mais quel sens faut-il lui donner ? Une fille doit-elle être une fille blanche » pour s’accomplir en tant que femme ? Voyons tout d’abord comment cette image s’est formée et quelle signification elle avait. L’éternelle fiancée 2On retrouve cette image féminine dans un certain nombre de ballets classiques qui forment un genre particulier le ballet blanc. Ils se composent d’un acte en couleur et d’un acte dit blanc parce que les danseuses y portent toutes un tutu blanc et des pointes. Ce deuxième acte est construit comme une sorte de concerto pour fille blanche » la danseuse étoile y est accompagnée d’un chœur de jeunes filles toutes pareilles à l’étoile, ses sœurs 1 ». 3Examinons d’abord l’histoire qui se trame autour de cette étoile. Encore dansés aujourd’hui, La Sylphide et Giselle 2 sont deux ballets qui ont construit et popularisé l’image de la danseuse romantique symbolisée par les pointes et le tutu blanc 3. En 1832, Marie Taglioni fait irruption sur scène, dressée sur ses pointes, vêtue d’une robe de mousseline transparente et de petites ailes accrochées dans le dos. Elle incarne la Sylphide, un rôle qui fait immédiatement école en 1841, Carlotta Grisi revêt le même costume pour interpréter Giselle, un ballet que Théophile Gautier a écrit pour elle. 4A en croire les historiens de la danse, le succès du personnage de la fille blanche serait dû à une esthétique fondée sur l’envol 4 ». Avec le tutu de mousseline puis de tulle, le costume s’allège et les pointes ont été inventées dans le but de donner une impression d’irréalité c’est une femme éthérée et désincarnée que le ballet romantique met en scène. Mais la séduction de cette beauté céleste » ne suffit pas à expliquer le succès de l’acte blanc. On peut en effet penser que pointes et tutu n’ont pas été créés uniquement pour le plaisir des yeux, mais qu’ils faisaient partie des qualités attribuées à la figure féminine mise en scène 5. 5La Sylphide présente une histoire simple un esprit féminin ailé est épris d’un mortel. Au premier acte, elle aime un jeune Ecossais, James, qu’elle vient voir dans son manoir lorsqu’il s’assoupit. Mais celui-ci va bientôt épouser Effie, sa cousine. La Sylphide finit, au deuxième acte, par attirer le jeune homme dans son domaine, la forêt. Là, elle peut lui dire son amour et lui voler la bague qu’il doit remettre à sa fiancée. James finit par succomber aux charmes de la jeune fille, mais celle-ci, telle une fleur éphémère, meurt au moment où il tente de l’attraper. James reste seul pendant qu’Effie se marie avec un autre et que la Sylphide est emmenée dans les airs par ses sœurs 6. L’opposition entre les deux actes frappe d’emblée le premier acte, en couleur », se situe dans le monde terrestre le manoir, c’est l’acte de la fiancée, Effie. Le deuxième acte, l’ acte blanc », représente le monde céleste des esprits la forêt, domaine de la Sylphide. Cette opposition est renforcée par le jeu de contrastes entre les costumes des deux jeunes filles. Figure symétrique et opposée d’Effie, la pâle Sylphide fait irruption au milieu des couleurs de la vie. A la blancheur 7 et l’extrême légèreté du tutu romantique s’oppose le lourd tissu rouge vif du costume de la fiancée. Aux cheveux tirés en chignon et retenus par des épingles s’opposent les cheveux tombant sur les épaules. Enfin, les pointes couleur chair nouées aux chevilles par des rubans de satin de la même couleur contrastent avec les chaussures de ville noires à petits talons. 6Aussi, la figure de la Sylphide ne peut-elle exister qu’en gardant ses ailes et ses distances avec l’autre sexe 8. Symbole de virginité conservée, elle s’oppose donc à la rougeur terrestre et charnelle d’Effie, jeune fille qui, quoi qu’il advienne, se mariera. D’autre part, le rouge et les épingles sont autant d’éléments qui rappellent les attributs traditionnels de la jeune fille. La marquette, ouvrage que les jeunes filles devaient broder au fil rouge sur un tissu blanc au moment de leur passage à la puberté, symbole de leur nouvelle identité Verdier 1997 179-195 ; l’épingle qui, comme le sang menstruel, est tour à tour instrument de séduction et repoussoir ibid. 242. Mais ici les choses semblent se présenter différemment le blanc et les épingles, d’une part, et le rouge de l’autre sont incarnés par deux figures bien distinctes qui s’excluent l’une l’autre. La représentation du destin féminin est alors condamnée à la dualité comme l’illustre le pas de trois de la fin du premier acte James danse simultanément avec les deux femmes entre lesquelles il doit choisir, la fille rouge et la fille blanche. 7Dans Giselle, la fille blanche n’est plus un esprit fantastique. Elle est, au premier acte, une jeune fille un peu trop enthousiaste… Jeune paysanne, elle croit aimer un jeune homme de sa condition, Loys, qui est en réalité le duc Albert, fiancé de la princesse Bathilde. Giselle ne le sait pas et elle ne cesse donc de manifester sa joie et de clamer son amour pour Loys. Sa mère la met en garde Giselle danse trop, elle risque d’en mourir. Lorsqu’elle découvre son erreur, Giselle refuse d’abord d’y croire puis, se rendant à l’évidence, tombe inanimée dans les bras de sa mère. Au deuxième acte, transformée en créature ailée, elle revêt le tutu romantique et chausse les pointes. Elle fait maintenant partie des Wilis, ces fiancées mortes avant leurs noces qui condamnent les hommes aventureux à périr par leur danse séductrice » 9. Comme Albert se promène dans la forêt, Giselle, pressée par la reine des Wilis de se livrer à la vengeance, l’entraîne dans une danse irréelle ». Lorsque le jour se lève, Albert est à bout de forces mais les Wilis disparaissent alors. Giselle fait signe à son amant Elle semble dire à Albert de donner son amour et sa foi à la douce jeune fille… elle ne peut plus aimer en ce monde. […] Il tombe dans les bras de ceux qui l’entourent en tendant la main à Bathilde 10. » 8Le célèbre Lac des cygnes présente les mêmes caractéristiques 11 que les deux ballets précédents. Une jeune princesse ensorcelée est transformée en cygne blanc et condamnée à rester près du Lac des cygnes » avec d’autres princesses pareillement ensorcelées. Elle ne pourra sortir de cet état que si un jeune homme lui promet de l’épouser, ce que fait un prince ; mais l’alliance échoue car un magicien parvient à lui faire épouser sa fille, le cygne noir. Désespéré, le cygne blanc se jette dans le lac 12. 9Dans tous les cas, la fille blanche est vouée à un impossible et éternel passage tandis qu’une autre jeune fille se marie. Le cadre dans lequel se déroulent les actes blancs des trois ballets présente des analogies qui mettent également en évidence l’opposition entre les deux personnages. Au premier acte, l’action se situe dans un cadre chaleureux foyer de la cheminée, fête des vendanges, château en fête. Au deuxième acte, la chaleur et la gaieté laissent place à un tout autre décor une forêt excessivement humide et par conséquent infertile. Le contraste entre le premier et le deuxième acte, l’un en couleur », l’autre en noir et blanc », est renforcé par une série de couples de contraires jour et nuit, chaud et froid, sec et humide, fertile et infertile. Traditionnellement, la forêt est le lieu des amours clandestines Verdier 1995 209-222, lié au temps de l’initiation des jeunes gens à la sexualité. Dans le ballet romantique, il est au contraire celui d’une fixation stérile. Cette histoire tragique est amplifiée par les danseuses du corps de ballet, identiques en tous points à l’étoile car cette histoire est également la leur. Toutes les jeunes filles blanches resteront suspendues dans un temps doublement intermédiaire, le temps de la jeunesse et celui des fiançailles. 10Cependant, malgré son caractère éthéré, l’héroïne est extrêmement séduisante. Pourquoi cette association paradoxale de la blancheur et de la séduction ? La place qu’occupait la danseuse dans la société du xixe siècle peut peut-être nous éclairer. Des filles légères 11La Fanfarlo, une nouvelle de Baudelaire publiée en 1848, a pour thème les rapports ambivalents et complexes qu’un poète entretient avec une danseuse de genre. Après avoir décrié son style et loué, par contraste, la beauté […] d’une danseuse éthérée, toujours habillée de blanc, et dont les chastes mouvements laissaient toutes les consciences au repos », il tombe amoureux de sa sensualité fardée tout en continuant à exalter une image angélique de la femme. Cette histoire évoque toute l’ambiguïté de la danseuse classique au xixe siècle à la fois fille pure sur scène et femme trop séduisante dans la vie courante. 12Celles qui paraissaient sur scène en filles blanches » étaient en réalité des filles auxquelles les hommes avaient facilement accès. En effet, dès le rideau tombé, elles se rendaient au foyer de la danse », situé derrière la scène. Dans ce salon de la vie mondaine, des hommes de la bourgeoisie et de l’aristocratie, les abonnés », se réservaient le privilège, en particulier lors des entractes, d’approcher les danseuses en habit de scène. Avoir sa danseuse » était alors un brevet d’homme à la mode 13 ». Car les danseuses étaient des jeunes filles d’origine modeste placées à l’Opéra pour avoir un toit et un revenu Kahane 1988 7-8. Libérées de toute autorité paternelle mais, néanmoins, attachées au foyer », elles étaient dès lors très convoitées. Même si toutes les danseuses n’étaient pas entretenues par des hommes du monde, de nombreuses liaisons illégitimes se nouaient en coulisses. Le foyer de la danse constituait ainsi l’autre scène, bien réelle celle-ci, de l’acte blanc. 13C’est ce paradoxe de la danseuse que Giselle nous conte la Wili incarne la pureté et la légèreté de la colombe craintive 14 », mais elle incarne également le pouvoir de séduction des filles légères » et papillonnantes 15 qui s’élèvent trop facilement sur l’échelle sociale dans une société où les écarts de condition trop importants restent impensables 16. Le jeu sémantique autour de la fille légère » résume toute la condition de la danseuse à trop cultiver la légèreté physique celle-ci devient un défaut moral et un défi aux lois de l’alliance 17. Le dénouement des livrets montre qu’une telle femme doit payer sa faute, puisque, circulant trop facilement d’une classe à l’autre, elle ne peut passer d’un statut à l’autre, façon de fixer » celle qui est trop mobile et de rétablir un équilibre social. A l’instar de la couturière qui manie trop bien la technique du fil et de l’aiguille, la danseuse restera fille ». Aussi les Wilis réitèrent-elles à l’infini l’action qui caractérise le temps de la jeune fille, la danse. L’usage confirme cette analyse puisque, aujourd’hui encore, une danseuse, qu’elle soit mariée ou non, doit toujours être appelée mademoiselle ». 14La danseuse classique apparaît comme une figure féminine ambiguë, tour à tour chaste et sensuelle, qui illustre le caractère clivé de la sexualité masculine bourgeoise déchirée entre deux femmes d’une part celle qui appartenait au même milieu social et que l’on épouse ; de l’autre, la courtisane, en l’occurrence la jeune danseuse, avec laquelle on éprouve le plaisir sensuel Corbin 1987 528-544. Aussi la situation des danseuses restait-elle souvent précaire 18 car les cas de danseuses épousées sont exceptionnels 19. Le sacrifice de la danseuse réitéré à chaque spectacle semble ainsi destiné à garantir la moralité publique femme inverse de la légitime », elle ne doit survivre ni au monde de la nuit ni à celui des amours secrètes ; pleine lumière et mariage restant le domaine de l’épouse. Le rouge d’Effie et de Bathilde représente doncla fécondité, la filiation par oppositionà la séduction passée du côté de la blancheur. 15Cependant, au cours des années 30 et en dépit des protestations des abonnés, les portes du foyer ont été fermées et le défilé des danseuses en tutu court institué 20. La danseuse classique s’identifie donc aujourd’hui pleinement au caractère virginal et par conséquent juvénile de la fille blanche ». Une pureté que les aspirations des poètes ont contribué à imposer. C’est après avoir vu Carlotta Grisi danser sur scène que Gautier a composé Giselle pour la danseuse. Elle restera sa muse tout au long de sa vie. De plus, il n’a eu de cesse de louer la volupté chaste » et chrétienne » 21 des danseuses romantiques. C’est que le poète trouvait en ces figures féminines inaccessibles une précieuse source d’inspiration qu’il avait contribué à créer et alimentait 22. La nécessité de rester vierge, voire célibataire pour accéder à la création littéraire était alors une idée que partageaient la plupart des écrivains. Gautier n’était pas étranger à ces conceptions 23. La pureté de la danseuse n’est-elle pas, en ce sens, le reflet de celle du poète ? 16Il reste à se demander comment cette image de femme inaccomplie a pu être donnée en modèle aux petites filles. En quoi contribue-t-elle à façonner la féminité ? Tournons-nous maintenant du côté des salles de danse où elle est actuellement enseignée aux fillettes. Le maintien, la grâce et la souplesse 17C’est en général à un très jeune âge que les petites filles prennent le chemin du cours de danse. Il s’agit tout d’abord de contenir l’énergie éparse de celles qui ont la bougeotte ». En effet, on met » les filles à la danse comme on met » les garçons au football. Dans un centre aéré où il n’y avait que deux activités possibles, le football ou la danse, Katia 24, à 7 ans, avait choisi la première voie. Elle n’a pas pu la suivre Les nanas qui inscrivaient m’ont dit “Ah ! non ! non ! Il faut que tu fasses de la danse, il y a pas de fille au foot, ça va pas, ils vont te faire mal, les garçons.” J’y ai été mais vraiment à reculons. » Katia n’a pas eu le choix, elle devait s’inscrire dans le groupe des filles. La pratique de la danse est donc une première façon de distinguer les sexes en leur assignant des activités différentes. Lorsque je demande en quoi c’est une bonne chose de faire de la danse pour un enfant, une mère interrogée précise ainsi la pensée de son mari Le père. – Moi, je trouve ça bien pour le maintien, la tenue. La mère. – Non, c’est bien de faire de la danse pour une fille. Si c’était un garçon, tu aimerais moins. » 18Si les garçons doivent se dépenser », courir », en revanche, il faut tenir » la fille. L’usage coutumier voulait autrefois que les filles, dès leur plus jeune âge, s’occupent aux travaux d’aiguille afin de restreindre leurs mouvements Verdier 1995 170-177. Si le travail du fil ne fait plus partie des apprentissages féminins, le travail corporel et la leçon de danse » 25 semblent maintenant, d’une autre manière, occuper cette place. Une des expressions les plus usitées dans les cours de danse classique est Tiens-toi droite ! » et l’on entend aussi fréquemment Rentre ton ventre ! » Art du mouvement, la danse devient paradoxalement un art de la retenue. L’énergie des filles doit être canalisée vers l’intérieur. Tout l’enseignement de la danse classique semble aller dans ce sens, à commencer par la coiffure Pinces dans les cheveux, laque, une tonne de laque, pour le cours je me faisais une petite queue de cheval. Des filets aussi on achetait pour les chignons. Dès 6-7 ans, pour le spectacle, les cheveux biens plaqués, mettre de la laque, jamais de barrette, ça faisait moche. Et les épingles à chignon ça faisait une petite crotte ridicule derrière […]. Les barrettes, on n’avait pas le droit, on se faisait engueuler si on mettait ça. » 19Bien des années après, Gabrielle se souvient parfaitement des règles de la danse. Des cheveux longs, attachés, tirés, plaqués, enfermés. Rien ne doit dépasser du corps et, pour cela, elle est munie de tout un attirail épingles, pinces, filets… Tout un art de la capture. Ce traitement des cheveux évoque le traitement du corps de la jeune fille dans son ensemble du sommet du crâne aux pointes de pied, elle doit être uniformément lisse et rectiligne. Afin qu’elles tendent » leurs pieds, le professeur de danse propose cette image aux fillettes de 6 ans C’est comme si mon pied était une pointe de crayon. Le bout de mes pieds montre une direction comme pour dessiner quelque chose. » Droites et pointées, les jambes de la fille sont ses instruments de travail, son maître à danser 26 ». Il s’agit de dessiner des figures précises au sol, apprendre les rudiments de la broderie invisible que constitue la danse classique. Aucune fioriture n’est permise. Celle qui pratique la danse classique ne doit pas se faire remarquer, ou alors uniquement par son maintien. Ainsi, Vanessa, 14 ans, qui n’a pas dit à ses camarades d’école qu’elle faisait de la danse classique mais qui est très fière, en revanche, que certains adultes remarquent son allure Quand je me promène dans la rue, je me dis tiens-toi droite. Mon médecin, il me dit “Vous, vous faites de la danse.” Quelqu’un m’a dit “Vous avez de la prestance.” Alors je dis oui ! » 20La bonne tenue » est également vestimentaire, ce que le professeur se charge généralement d’imposer une tunique, des collants roses ou couleur chair » et des demi-pointes27. Les tons pastels sont ceux de la danse classique des tons doux et discrets pour des petites filles qui se doivent d’être, sinon effacées, du moins réservées. Le professeur de Gabrielle rappelle les filles à l’ordre lorsque, à l’adolescence, cherchant à échapper à ses injonctions, elles mettent des couleurs plus vives Vous êtes ridicules. Vous êtes horribles avec ça ! Une danseuse classique, elle doit avoir une tunique claire, une jupette pour la fantaisie, les cheveux tirés et un chignon ! » Selon un professeur Le jour où elles sont toutes habillées pareil, toutes de la même couleur, la cohésion du groupe se fait. » Les filles, tout comme le corps de ballet, forment alors une série de corps identiques. Il s’agit donc moins de se forger une personnalité propre que d’acquérir, en se conformant le plus possible au modèle, les qualités de la classe d’âge en tant que telle, être une petite fille modèle ». 21Cependant, le maintien n’est pas la seule qualité que les filles doivent acquérir. Il leur faut aussi devenir gracieuses. Il faut apprendre à ne pas casser les mouvements, à les lier », dit une petite fille de 8 ans. Selon le père d’une de ses camarades, la danse rend belle ». L’apprentissage d’une dynamique corporelle harmonieuse permet donc aux filles de devenir séduisantes. Il leur faut aussi devenir plus souples. Pour ce faire, elles doivent à la fois tourner leurs jambes vers l’extérieur, c’est l’ en-dehors », et les écarter le plus possible jusqu’à savoir faire le fameux grand écart 28 ». Les professeurs disent de telle fille qu’elle est ouverte », de telle autre, qu’elle ne l’est pas. Une qualité qui prendra tout son sens plus tard avec l’ouverture du corps qu’imposent les pointes ; j’y reviendrai. Au préalable, il faut examiner comment le gala de fin d’année met en évidence les étapes de cet apprentissage. L’animal, la fleur et la fille blanche » 22 Les petites avaient plutôt des petits déguisements. Les grandes, c’était plutôt des tenues de danseuse classique tutu ou tunique. Au bout d’un moment, le petit déguisement, ça devenait ridicule » Gabrielle. 23Lors du spectacle, les fillettes portent des costumes confectionnés pour l’occasion. Les petites » font, le plus souvent, leur apparition dans des déguisements d’animaux, comme s’il fallait signifier que l’enfant dont le corps n’est pas encore modelé par la danse est en deçà de l’humanité. 24Dès 8 ans, elles peuvent revêtir un tutu de danseuse. Une fillette de 10 ans à qui je demandais quel costume elle aimerait porter me répond immédiatement une fleur » puis elle ajoute quelque chose de léger et de beau comme La Belle au bois dormant parce que, quand on est dans un costume de princesse, évidemment, on se sent belle ». Constitué d’une véritable corolle de marguerite en tulle, matière à la fois légère, fine et rigide, ce costume est, pour les fillettes, une façon de se vivre en fleur » 29. Il montre qu’elles ont bien poussé, que leurs tiges » sont maintenant fines et tendues et qu’elles peuvent effectuer de beaux mouvements lents et contrôlés. 25Parallèlement, en coulisses, les fillettes apprennent à se maquiller, à s’apprêter. Des grandes » ou des mamans » leur montrent comment faire, leur transmettant ainsi une part du secret de la parure féminine. Car elles adorent faire les grandes dames » comme disent Fabienne et Marion, 10 ans. Mais l’usage que les fillettes font du rouge à lèvres, emblème de la féminité, reste souvent surveillé. Pendant le spectacle, les petites ne portaient pas de rouge à lèvres parce que si on était maquillées, c’était rouge, vraiment rouge », affirme Annabelle. Le rouge serait donc plutôt réservé aux plus âgées ? Il semble que les choses soient en fait plus compliquées. 26Le costume qu’on attribue le plus souvent aux grandes » est un tutu long ou une longue jupe blanche, évocation plus ou moins directe du tutu romantique. En effet, lorsqu’elles entrent dans l’adolescence, les jeunes filles revêtent souvent le blanc. Dans un des galas auxquels j’ai assisté, les filles de 12-15 ans dansaient la Valse » vêtues de tuniques blanches et de jupes longues et fluides ; elles effectuaient ensemble des mouvements épurés, liés, preuve d’une grande maîtrise. C’était le dernier numéro » du spectacle avant le final la figure de la fille blanche représente l’aboutissement du parcours de la danseuse en herbe ». Lorsque je demande si les jeunes filles aiment ce costume, le professeur déclare qu’il leur plaît beaucoup ». Mais il ajoute aussitôt Elles ont demandé si c’était transparent surtout. Elles avaient peur de montrer leur poitrine. Elles sont petites ! En fait, elles sont immenses mais elles ont 13-14 ans. » Ainsi, bien qu’il ait noté les réticences des jeunes filles, le professeur estime que le costume blanc convient pour cet âge et il n’est pas le seul à faire ce choix. Gabrielle se souvient ainsi avoir interprété, à 17 ans, en robe blanche et mauve une pucelle » dans une abbaye ; aujourd’hui encore, elle trouve ça magnifique ». Mais elle se souvient également des conséquences de ce ballet sur sa santé Pour être au premier rang, pour Le Fou de Notre-Dame par exemple, il fallait être fine, élégante… Il y en a pas mal qui sont devenues anorexiques dans le lot, dont moi. A l’époque du Fou de Notre-Dame, je pesais moins de 45 kilos, là j’en pèse 60 ! ça, c’est merci la prof ! Après, j’ai repris. Je bouffais plus, je mangeais pas grand-chose et c’est même grâce à ça que j’étais au premier rang. Elle me disait “Ah ! T’es tellement fine, t’es tellement belle !” Elle me trouvait très jolie. » 27Ici, le passage au blanc s’accompagne donc d’un régime draconien ; les filles ne doivent pas grossir mais rester longilignes comme des danseuses, ou comme des petites filles. Le choix de la couleur blanche pour des filles qui sont entrées dans la phase pubertaire a donc des implications dont les professeurs ne sont pas toujours conscients. Dans une autre école, les adolescentes de 16 à 21 ans interprètent deux rôles les gitanes et une valse. En gitanes, elles apparaissent fardées et parées des atouts de la sensualité féminine ; dans la valse elles portent un tutu romantique blanc. Ici, les jeunes filles oscillent entre une féminité exacerbée et la candeur juvénile. Dans l’ensemble, le rôle de la gitane a été interprété avec plaisir tandis que la valse, avec les tutus longs, ces horribles meringues », c’était une véritable corvée, une lubie du professeur. 28L’image de la danseuse, jeune fille aux allures virginales, opère donc aujourd’hui encore sous la forme d’un costume à travers lequel les filles doivent passer. Le tutu plutôt court et coloré symbolise le temps de la fillette, mais l’identification à la danseuse devient problématique pour les plus âgées, car en maintenant les jeunes filles dans leur état de pureté enfantine que connote le blanc, on dénie les transformations qui surviennent durant cette période rondeur des caractères sexuels secondaires et sang menstruel. 29C’est aussi à l’orée de l’adolescence que les jeunes filles acquièrent le droit de mettre des pointes. Mais, si ce type de chausson marque l’accès à la puberté, il peut aussi, comme le tutu romantique, entraîner la fillette vers un destin de fille blanche ». La marque des pointes 30 Et donc, les pointes, elle nous a dit “Voilà, c’est le moment, vous êtes en âge de faire des pointes et tout.” Les pointes, c’est vraiment la danseuse. On attendait, nous » Laura. 31Le port des chaussons de pointes est exclusivement réservé aux filles – les danseurs n’en portent jamais – et plus précisément aux filles qui entrent dans l’adolescence. C’est en effet vers 10-12 ans, lorsqu’elles ont affiné leurs sensations corporelles, qu’on autorise les filles à mettre des pointes pour la première fois. Elles visent à parfaire l’harmonie de leur ligne, ultime étape de la bonne tenue ». Mais les pointes sont des chaussons qui peuvent blesser car leur bout est dur comme du bois » ; elles risquent de se transformer en véritable instrument de torture et c’est donc un accessoire qu’il faut apprendre à manier. Le professeur se réserve habituellement le droit de décider de ce passage et de le mettre en scène à sa façon. 32Pour Laura, ça s’est bien passé ». Madame Charpentier, son professeur, a ouvert son grand placard » Alors là ! C’était une malle magique, quoi ! On essayait, y avait les mamans qui arrivaient. Alors au début, c’était des exercices à la barre, alors t’avais les mollets qui tremblaient un p’tit peu, mais c’était rassurant parce que moi, j’ai jamais eu peur d’avoir mal ou que ça soit dur parce qu’elle était là. Et hyper rassurante en plus. Elle nous a dit “Voilà, c’est le moment, vous êtes en âge de faire des pointes et tout.” […] On n’achetait que des trucs d’occasion c’était pas des trucs neufs, c’était des trucs qui avaient déjà été mis et, pour moi, c’est hyper important. » 33Dans ce cours de danse, chausser les pointes, c’est aussi entrer dans la communauté des danseuses. De plus, le professeur montre les gestes à faire, en particulier casser les pointes » Je me souviens qu’on prenait les pointes les plus neuves, on les cassait pour que ça nous fasse pas trop mal aux pieds, y a des espèces de petits embouts et tout. Moi j’aimais bien. » C’est une véritable mise en scène de la passation des pouvoirs et des gestes féminins assouplir les chaussons avant de les enfiler, mettre du coton au fond du chausson pour protéger la plaie… Il s’agit de rendre supportable la douleur de la blessure qui semble être le lot des femmes pubères. Ces chaussons apparaissent alors comme l’emblème de sa féminité nouvelle qui se définit par une bipolarité, à la fois séduisante comme une danseuse et fragilisée, comme ouverte par cet attribut même. La blessure au pied marque sans doute l’ouverture corporelle qui se traduit par l’écoulement du sang menstruel. Aussi Laura a-t-elle précieusement gardé les affaires » la tunique, les pointes et les collants qui perpétuent le souvenir de cet événement. 34Pour Gabrielle, les choses se sont passées différemment. Trop pressée de ressembler à une vraie danseuse », elle a fait acheter des pointes à sa mère à 9 ans, sans attendre l’âge autorisé. Elle voulait montrer à son frère ce qu’elle pouvait faire Je faisais n’importe quoi, je devais les mettre nu-pieds, je sautais dessus. Je m’entraînais, je crânais avec mes pointes devant les copains de mon grand frère, ça, je m’en souviens. […] J’étais hyper fière et mon frère, ça le fascinait aussi les pointes, les copains de mon frère aussi. Le fait de se mettre le pied dans un truc fin et dur et de souffrir […]. Ils me regardaient […]. J’étais complètement folle… » 35A 10 ans, lorsque son professeur lui permet de porter des pointes, elle est déçue Elles étaient trop souples, elles faisaient pas assez mal ! » Et finalement, avec ses copines, ce sera la course au plus beau cou-de-pied », c’est-à-dire au pied le plus tendu, le plus cambré. Les filles de son cours de danse et surtout le professeur focalisent démesurément leur attention sur le pied. A la différence du professeur de Laura, qui veille à amoindrir la douleur, celui de Gabrielle propose aux filles différentes marques de pointes », de plus en plus dures, comme autant d’échelons à gravir. Pour cela, il n’y a qu’un critère, la force du pied On faisait des exercices aussi pour le cou-de-pied. On devait le tordre. Maintenant, je continue encore à le faire je tends à fond mon pied et je me dis que j’ai pas tout perdu. J’en étais fière. Aujourd’hui encore. » 36Pourtant, se rappelant que, petite, on faisait des pointes sans pointes tu montes carrément sur tes doigts de pied en équilibre », Gabrielle remarque J’arrivais vachement bien à le faire, je sais pas comment je ferais maintenant pour le faire. On faisait des petits sauts qu’on fait sur pointes normalement et je crois que j’arrivais même à le faire sans pointes. Physiquement, j’étais hyper résistante, à l’époque. » Elle perçoit bien qu’entre-temps un changement est intervenu, qu’elle est moins résistante » qu’avant. Cette moindre résistance est liée à l’accès à la féminité. Aussi est-ce celle-ci que l’enseignement de la danse a pour effet de nier en faisant mettre des pointes de plus en plus dures, on endurcit la jeune fille et on la virilise en quelque manière. La recherche de la force, le dépassement de la douleur sont moins des qualités féminines que masculines, et la fétichisation du pied tendu apparaît comme une appropriation symbolique de la virilité. Selon que le but des professeurs est de faire des danseuses » ou de faire des jeunes filles », leur approche des pointes est très différente et toute la symbolique du corps féminin diffère également. Quoi qu’il en soit, toutes les jeunes filles s’accordent sur un point au moins. A la fois finalité et tournant de l’apprentissage, le port des premières pointes » est un moment marquant Je regrette pas d’en avoir fait », dit Anna, 11 ans, qui a fait du classique de 4 à 9 ans avant de passer au modern jazz. Dans sa tête, c’est clair C’était pour les filles qui voulaient rentrer à l’Opéra. J’ai commencé vers 7 ou 8 ans mais ça faisait vraiment très très mal… Moi, c’était rien que pour savoir on se demandait comment on faisait pour tenir là-dessus, parce que c’est un truc de bois petit comme ça [elle forme un cercle entre son pouce et son index]. On mettait du coton spécial pour que ça fasse moins mal. En fait, quand on pense que ça va bien, ça va mais dès qu’on relâche ! » Et d’ajouter Au moins, j’ai fait quelque chose qui m’a marquée ! » 37Ultime effort auquel elles ne se plieront qu’un temps, faire des pointes, c’est devenir grande » mais en faire trop, c’est refuser de passer. 38Ainsi, si la danse classique donne des matériaux aux jeunes filles pour symboliser les étapes de leur construction identitaire, l’image de la danseuse en tutu blanc et pointes peut néanmoins aller à l’encontre de leur développement 30. Face à cette difficulté d’inscrire leur nouvelle identité de femme menstruée et fécondable, les réactions des jeunes filles sont diverses. Faire la danseuse, faire la jeune fille 39Eva, 27 ans, a suivi une véritable formation de danseuse au sein du Conservatoire supérieur de Paris, puis à l’Opéra, de 14 à 26 ans. Avoir un corps filiforme y était un impératif, et les filles devaient se présenter au cours de danse en tunique blanche et collant couleur chair. L’adolescente supportait mal ces obligations Mademoiselle Grillon disait “Toi, tu dois maigrir de 2 kilos. Toi, ça va. Toi… […]” Elle était obnubilée par le poids, à cet âge-là, déjà vers 14-15 ans, c’est l’âge où on commence à devenir un peu femme et puis alors moi, dans ma tête, en élève bien appliquée, il fallait être mince et donc il y avait des périodes où je mangeais plus rien tout d’un coup. » 40Le corps de l’apprentie danseuse est sous la surveillance de son professeur et de sa mère. De 14 ans à 18 ans, elle doit se soumettre chaque jour au regard de ces femmes, ce qui provoque chez elle des dysfonctionnements alimentaires, une maigreur excessive. Aussi finira-t-elle par ressembler plus à une fille chétive qu’à une femme épanouie. Cette réaction correspond au but recherché inconsciemment par son professeur 31 réprimer les transformations physiologiques normales et conserver coûte que coûte un corps de fillette. Cela ne se réalise qu’au prix de privations alimentaires et touche également d’autres niveaux de la construction personnelle Ce qui a été assez bizarre, c’est que finalement, avant, c’est-à-dire à l’école quand j’étais petite fille, j’avais des petits copains, pas des petits copains mais… Et comme tous les enfants de mon âge, j’avais pas de problème de ce côté-là et il n’y avait pas de problème mais après, il y a eu un oubli total… Finalement, ma vie a été bouleversée par la danse et il y a eu une perte d’identité aussi un peu à un certain moment, une perte de personnalité. » 41Le développement de la jeune fille a été réprimé tant au niveau physiologique que social, affectif et amoureux. Faire la danseuse, on le voit ici, c’est empêcher le passage de la jeune fille à la nubilité. Le travail quotidien conduit également à empêcher le développement corporel normal, comme l’affirme Eva Quand on fait Le Lac des cygnes, qu’on a 4 actes à faire plus le cours le matin, trois heures de répétitions d’un autre spectacle… C’est une dépense physique énorme. Après, on est trop fatiguée, on n’a plus faim, on oublie de manger. Il y a celles qui veulent aller dans ce sens, qui se contraignent, et celles qui ont tendance à être minces et, avec la dépense physique, elles maigrissent… » 42Comme les religieuses, les danseuses doivent s’efforcer d’être des sœurs », celles qui apparaissent dans l’acte blanc. Car toute leur formation vise à faire un bon corps de ballet 32 ». La danse classique apparaît donc ici comme une forme d’ascétisme laïc 33. Mais la vie de danseuse, contrairement à la vie conventuelle, ne dure qu’un temps que fait la fille qui a été façonnée dans le seul but de danser le Lac des cygnes et Giselle ? C’est la question que se pose Eva, qui a quitté l’Opéra à 26 ans Ma mère, parfois, elle me dit “Je te vois bien avec des enfants.” Puis, juste après, elle va dans le sens contraire elle aimerait bien que je sois danseuse. Elle va un peu dans les deux sens même pour elle… Oui, c’est l’alternative. […] Il y en a qui préfèrent, qui veulent pas vivre autrement. » 43Ainsi, vie de danseuse et vie de femme vont parfois jusqu’à s’exclure l’une l’autre 34. Pour Gabrielle, le parcours a été différent. Elle a pratiqué la danse classique régulièrement jusqu’à son bac et a interprété avec fierté une pucelle » à 17 ans. Tout a changé ensuite vers 18 ans. Là, elle part faire ses études à Paris et, loin de ses parents, elle commence à faire la fête » Il y a beaucoup de filles comme ça, après la gym, qui se lâchent. J’avais plus de mesure dans rien. Je buvais même dans les soirées, je suis sortie avec plein de garçons. C’était un peu de l’oie blanche catholique à la traînée. J’ai abandonné la rigueur, les régimes, le classique pour devenir une espèce d’épave. Je pensais qu’à sortir à 20 ans. » Elle a alors repris une dizaine de kilos et commencé une vie d’adolescente jusque-là mise entre parenthèses tout en suivant des cours de hip-hop. Mais c’était bourré de minettes qui viennent exhiber leurs fringues, maquillées comme des putes avec des paillettes partout, le truc à la mode ». Elle finit donc également par arrêter le hip-hop. 44Quant à Laura, montée sur pointes vers 11 ans, avec le soutien de son professeur et des anciennes, elle ne tardera pas à se désintéresser de la danse et de son professeur, madame Charpentier, qui représentait pourtant jusque-là son idéal féminin ». Sa grand-mère venait de mourir et elle invoqua ce deuil pour justifier son refus de persévérer. Je n’étais plus un bébé », affirme-t-elle avant de préciser Oui, on a dû souvent me le dire “Tu fais de la danse. Oui, oui, au moment de l’adolescence, ta croissance se fait pas très bien au niveau de la poitrine” et des machins comme ça. Ça, je me souviens bien, peut-être pas dans mon entourage proche. Certainement qu’on devait le dire… » 45Elle ne reprendra jamais la danse. Pourtant, cet apprentissage a tenu une place importante pour elle. Elle s’intéresse de loin à l’actualité de la danse, pour pallier le regret de ne plus en faire », dit-elle, parce que c’est toujours resté en moi ». Et quand j’ai arrêté la danse, j’étais contente de dire que j’avais fait de la danse. J’en parlais un peu comme si je… j’en faisais toujours. J’avais rien oublié, quoi. Le regret de plus en faire faisait ma fierté quelque part, parce que j’étais contente de dire “Oui, j’ai arrêté mais j’en ai fait quand même.” » 46Un peu à la manière de Laura, Anna et Lorraine ont fait de la danse classique de 7 à 9 ans, mais aujourd’hui elles ont 11 ans et trouvent que la danse classique, c’est trop difficile parce que c’est très précis » et qu’elles avaient l’impression qu’on les cassait ». Mais elles sont tout de même fières d’avoir fait quelque chose qui les a marquées ». Aujourd’hui, elles sont passées au jazz parce que c’est plus relax », affirment-elles. C’est sous cette enseigne qu’un autre professeur propose un cours qui est, en fait, une forme de danse classique jazzifiée ». La différence avec le classique réside surtout dans le fait de ne pas faire de pointes, de recevoir un enseignement moins strict mais aussi d’interpréter des rôles différents de ceux que l’on aborde dans la danse classique. Au moment du gala, Anna et Lorraine sont revêtues d’un costume violine et ont du rouge aux lèvres. Elles sont fières de dire que les grandes, celles qui font du jazz, c’est à partir de 11 ans », leur âge, précisément, et d’expliquer que la deuxième partie du spectacle, c’est le jazz avec le thème du cabaret il y a le charleston, le french cancan et tout d’abord la tarentelle ». 47Traversant les générations, le modèle de la danseuse filiforme au maintien impeccable s’inscrit ainsi dans les corps féminins, donnant aux fillettes une tenue corporelle et une harmonie gestuelle, bases de leur pouvoir de séduction futur. Par ailleurs, elle leur donne, au travers de la pratique des pointes, un moyen de symboliser le passage à la puberté. En ce sens, la danse classique représente donc une étape importante de la construction de la féminité. Pourtant, le fait de prolonger cette initiation trop longtemps peut conduire à deux situations symétriques et inverses que la danse illustre au travers de deux figures la danseuse classique et la danseuse de revue. L’une ne rencontrera pas le sexe opposé ; l’autre le rencontrera trop. Lorsque Katia, aujourd’hui jeune professeur de danse classique, annonce à son père qu’elle veut travailler dans la danse, il s’exclame Mais tu vas finir au Crazy Horse ! » 48Cependant, à l’adolescence, nombreuses sont les jeunes filles qui se détournent spontanément de la danse classique et du modèle de la danseuse. Elles rejoignent ainsi l’usage coutumier énoncé par la mère de Giselle Je suis sûre que si cette petite folle mourait, elle deviendrait Wili et danserait même après sa mort comme toutes les filles qui ont trop aimé le bal ! »
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Bande dessinée Jonathan Garnier, Rony Hotin Momo, Jonathan Garnier, Rony Hotin Casterman 01/03/2017 88 p., 16 € Chronique de Mélanie Blossier Librairie Doucet Le Mans Lu & conseillé par 44 libraires Chronique de Mélanie Blossier Librairie Doucet Le Mans Jonathan Garnier et Rony Hotin ont écrit une histoire, publiée aux éditions Casterman, à offrir, partager, découvrir et relire ! Vient donc de paraître la première partie d’un récit en deux tomes dont nous attendons la suite avec impatience. Momo est une véritable madeleine de Proust pour les adultes, un caramel au beurre salé pour les Bretons, une bêtise de Cambrai, une sottise pour les Valenciennois et j’en passe ! Ce récit est un véritable bonbon doux et plein de nostalgie. Voici l’histoire de Momo, une petite fille espiègle et aussi naïve que ses 6 ans elle ne doit pas avoir plus le lui permettent. Son père étant pêcheur sur un groooos bateau », elle passe l’été chez sa grand-mère dans le village même où elle grandit. Dorlotée et houspillée par sa mamie, Momo passe le plus clair de son temps dans le potager à arroser les légumes, écosser des pois, jouer avec un bâton et de la boue, toujours seule. Elle aime aussi vadrouiller au grand dam de sa grand-mère qui déteste la chercher ou tout simplement s’inquiéter pour elle. Cette dernière lui conseille de profiter des vacances pour se faire des amis afin d’occuper ses journées. C’est donc en crapahutant que Momo va faire la rencontre de Julien et ses copains, qui aiment jouer avec des pétards. Se mêlant de ce qui ne la regarde pas et n’aimant pas se faire traiter de fille », Momo ne s’en fait pas vraiment des amis… C’est plutôt une copine qu’elle va se faire avec Françoise qu’elle tient à appeler Madame malgré ses quatorze-quinze ans. La jeune fille qui s’ennuie fermement chez ses grands-parents la prend sous son aile et passe du temps avec elle. Elles vont faire la rencontre de Tristan et sa bande, un trio qui conduit des mobylettes et se moque des filles. Du moins jusqu’à ce que Momo remette Tristan à sa place en le traitant de banane » et que Françoise lui fasse des yeux doux ! Comme le dit si bien Sylvain qui fait partie de la bande, une routine s’installe dans le village avec ces enfants qui s’occupent pendant les vacances. Les plus grands se sont pris d’affection pour Momo qui s’est enfin fait des copains. Même Julien, et ce malgré son humiliation cuisante, revient vers elle. Tout va pour le mieux sur la côte, jusqu’à un incident... Les auteurs ont créé un personnage aussi adorable qu’attachant, des dialogues et des situations drôles comme on se souvient en avoir vécu dans notre enfance. Très inspiré des personnages des studios Ghibli, Momo rappelle les enfants de l’univers de Miyazaki, tant par sa tenue que son minois et ses grimaces. C’est avec une facilité déconcertante que ses créateurs nous replongent dans nos années d’insouciance où la famille et les amis sont tout ce qu’il y a de plus important.

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Leur sobriété et la nôtre [Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnelles et ingénieures travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »

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